26 septembre 2026 : Le concours fonction publique divise jeunes diplôm

Les convocations pour le concours d’accès aux grades administratifs sont disponibles depuis cette semaine sur la plateforme Tawdif du ministère de l’Éducation nationale. Un enjeu qui révèle les tensions entre sécurité de l’emploi public et attractivité du secteur privé, alors que 60 % des jeunes Algériens actifs rêvent encore de la fonction publique, selon une étude récente de la Banque mondiale.

Un concours qui reste un tremplin… mais pour qui ?

Pour les entrepreneurs, ce concours symbolise un double problème : d’un côté, une fuite des talents vers la fonction publique, de l’autre, un marché du travail privé qui peine à offrir des salaires comparables. « Un ingénieur public gagne 120 000 DA net par mois, contre 80 000 DA dans le privé, même pour des postes à responsabilité », explique Khaled M., fondateur d’une PME dans la tech à Alger.

La diaspora algérienne : entre nostalgie et opportunités

Mais d’autres, comme les entrepreneurs de la tech, y voient un gaspillage de compétences. « L’Algérie a besoin de ces jeunes dans les startups, pas dans des bureaux administratifs », estime Karim B., cofondateur d’une fintech à Paris. Selon une étude de l’Agence nationale pour le développement de l’emploi (ANDE), 40 % des jeunes diplômés de la diaspora envisagent de revenir, mais seulement 10 % choisissent le secteur privé à leur retour.

Le secteur privé sous pression : comment attirer les talents ?

Les incubateurs comme 1000 Startups misent sur des avantages fiscaux et des partenariats avec l’étranger pour attirer les diplômés. Mais sans une réforme profonde des salaires publics, le déséquilibre persistera. « Le vrai défi, ce n’est pas le concours, mais l’écart de rémunération entre public et privé », résume Leïla B., directrice d’une école de commerce à Constantine.

Une génération tiraillée entre stabilité et innovation

Pourtant, le concours reste un filet de sécurité. En 2025, 3 200 postes ont été pourvus, selon le ministère. Un nombre limité, mais suffisant pour décourager ceux qui misent sur une carrière entrepreneuriale. « Quand tu passes 5 ans à te préparer pour un concours, tu n’as plus envie de prendre des risques », confie Amine, 28 ans, ancien candidat repêché dans l’administration.

À retenir pour les entrepreneurs

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