Un concours qui relance l’emploi public, mais avec quelles limites ?
Pour les créateurs d’entreprise, ce concours interroge : pourquoi choisir l’enseignement public quand le privé ou l’entrepreneuriat offrent plus de liberté ? Selon les données du ministère, près de 60 % des postes vacants concernent des zones rurales ou des établissements en difficulté, où les salaires – fixés entre 40 000 et 70 000 dinars brut par mois – peinent à rivaliser avec les revenus potentiels d’une activité indépendante. « Un jeune ingénieur ou informaticien peut gagner bien plus en freelance ou en créant sa start-up qu’en devenant professeur, même avec une prime d’affectation », souligne un consultant en création d’entreprise basé à Alger.
La diaspora algérienne face à un dilemme : retour ou investissement à distance ?
Le ministère de l’Éducation mise sur la digitalisation pour faciliter les démarches, mais les retours d’expérience montrent que les plateformes en ligne ne suffisent pas toujours à lever les obstacles. Par exemple, les candidats en poste doivent justifier d’une démission ou d’une autorisation d’absence, une contrainte qui décourage certains. « Pour un entrepreneur, quitter son activité pour un CDD dans l’enseignement n’est pas toujours rentable, surtout si son projet est en phase de croissance », ajoute un responsable d’un incubateur algérois.
L’enseignement public, un tremplin… ou un piège pour les entrepreneurs ?
Pour les membres de la diaspora, le retour en Algérie via un poste d’enseignant peut être une porte d’entrée, mais rarement une fin en soi. Beaucoup utilisent cette expérience pour tester le terrain avant de se lancer dans des projets plus ambitieux. « Plusieurs de mes contacts ont commencé par enseigner pour comprendre le marché local avant de créer leur entreprise dans les services ou l’agroalimentaire », confie un entrepreneur algérien installé en France. Cependant, sans accompagnement spécifique, ce passage du public au privé reste risqué.
À retenir pour les entrepreneurs
Sources
algerie360.com
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