Tebboune et la Banque mondiale saluent les réformes économiques algériennes

Cette semaine, le gouvernement algérien a reçu une reconnaissance internationale pour ses efforts en matière de réformes économiques. Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de la Division Maghreb et Malte à la Banque mondiale, a accordé un entretien exclusif à El Moudjahid, dans lequel il souligne les « avancées notables » enregistrées par l’Algérie ces dernières années. Ces déclarations interviennent dans un contexte où Alger cherche à diversifier son économie et à attirer davantage d’investissements étrangers.

Un bilan économique en amélioration

Le directeur de la Banque mondiale a par ailleurs salué les réformes structurelles engagées par le gouvernement de Nadir Larbaoui, notamment dans les secteurs de l’énergie, des transports et des technologies. Ces mesures visent à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à stimuler la croissance hors hydrocarbures. « L’Algérie a fait des choix stratégiques pour moderniser son économie, et les résultats commencent à se faire sentir », a-t-il déclaré.

Des défis persistants

Un autre défi concerne le climat des affaires. Bien que des progrès aient été réalisés, l’Algérie peine encore à attirer des investissements directs étrangers (IDE) en dehors du secteur énergétique. Dans le dernier classement des IDE en Afrique publié par Afrik en juillet 2024, l’Algérie ne figure pas dans le top 5 des pays les plus attractifs, derrière des nations comme l’Égypte, le Maroc ou le Nigeria. Ndiaye a appelé à simplifier davantage les procédures administratives et à renforcer la transparence pour améliorer l’attractivité du pays.

Les priorités du gouvernement Tebboune

Parmi les mesures phares, la loi sur l’investissement adoptée en 2022 offre des incitations fiscales aux entreprises locales et étrangères, tandis que le plan « Algérie 2030 » prévoit des investissements massifs dans les infrastructures. Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a récemment annoncé que le gouvernement allait accélérer la mise en œuvre de ces projets, avec un accent particulier sur les partenariats public-privé.

Une reconnaissance internationale qui tombe à point nommé

Pour le gouvernement Tebboune, cette reconnaissance est une opportunité de montrer que l’Algérie est sur la bonne voie. Cependant, comme le souligne Ndiaye, « les réformes doivent être poursuivies avec détermination pour ancrer ces progrès dans la durée ». La Banque mondiale a d’ailleurs proposé un accompagnement technique pour aider l’Algérie à mettre en œuvre ses projets de développement.

Les prochaines étapes

Par ailleurs, la question de la transition énergétique sera cruciale. L’Algérie, qui possède d’importantes réserves de gaz, mise sur les énergies renouvelables pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a récemment annoncé un plan ambitieux visant à produire 15 000 mégawatts d’électricité solaire d’ici 2035.

Les déclarations de la Banque mondiale confirment que l’Algérie est sur la bonne voie, mais le chemin reste long. Pour les citoyens algériens, l’enjeu est désormais de voir ces réformes se traduire par une amélioration tangible de leur quotidien, notamment en termes d’emploi et de pouvoir d’achat.

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