Le président Abdelmadjid Tebboune a relancé cette semaine un débat brûlant pour les entrepreneurs algériens : la hausse des prix et sa promesse d’augmenter les salaires à partir de 2027. Une annonce qui interroge sur la stabilité économique du pays et les marges des créateurs d’entreprise.
Spéculation ou crise structurelle ? Les entrepreneurs en première ligne
Un exemple concret : le prix de la tomate a bondi de 30 % en un mois dans certaines régions, selon des rapports de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Pour les entrepreneurs du secteur agroalimentaire, cette volatilité complique la planification. « Un producteur ne peut pas signer un contrat avec un distributeur s’il ne maîtrise pas les coûts », explique un responsable d’une PME de Bouira, qui préfère rester anonyme.
2027 : les salaires vont-ils rattraper l’inflation ?
Pour les startups et PME, cette annonce pose un dilemme : soit elles anticipent la hausse en ajustant leurs prix (risque de perte de clients), soit elles reportent les embauches, ce qui freine l’emploi. « Les salaires dans le privé sont déjà inférieurs de 20 à 30 % à ceux du public », rappelle un consultant en ressources humaines basé à Alger. Une marge qui pourrait se réduire encore.
Diaspora algérienne : un levier ou un fardeau pour l’emploi local ?
Certains entrepreneurs de la diaspora, comme les membres de l’Association des entrepreneurs algériens en France (AEA France), plaident pour des investissements directs plutôt que des virements. « Nous avons les compétences et les capitaux, mais les freins administratifs et fiscaux restent trop lourds », souligne un membre de cette association. Le gouvernement a récemment annoncé des simplifications pour les investissements étrangers, mais les résultats restent à prouver.
À retenir pour les entrepreneurs
Sources
algerie360.com
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