Pourquoi l’UIP place l’Algérie au cœur des débats sur la souveraineté économique
L’Algérie a recentré la 12e Conférence mondiale des jeunes parlementaires de l’Union interparlementaire (UIP) à Samarcande sur un enjeu clé pour les entrepreneurs : la défense du multilatéralisme et du droit international comme leviers de stabilité économique. Une position qui contraste avec les tendances protectionnistes croissantes et offre un cadre juridique renforcé pour les investisseurs, algériens comme étrangers.
Selon l’Agence de presse algérienne (APS), la délégation de l’Assemblée populaire nationale (APN) a insisté sur l’égalité souveraine des États et le respect des traités internationaux, des principes directement liés à la sécurité juridique des contrats. Pour les créateurs d’entreprise, cela signifie une réduction des risques liés aux arbitrages unilatéraux ou aux sanctions ciblées.
Un message clair pour la diaspora : l’Algérie mise sur les jeunes pour attirer les capitaux
Le ton donné par Alger à Samarcande vise aussi la diaspora algérienne, première source de devises étrangères après les hydrocarbures. En plaçant les jeunes parlementaires au premier plan, le pouvoir envoie un signal : les compétences et les réseaux de la diaspora sont une priorité pour relancer l’économie.
D’après Le Courrier d’Algérie, les discussions ont porté sur l’intégration régionale et la lutte contre les inégalités, deux thèmes chers aux entrepreneurs algériens de l’étranger. Pour eux, cela se traduit par :
– Un environnement plus stable pour les investissements dans les secteurs porteurs (agroalimentaire, énergies renouvelables, tech).
– Des opportunités accrues via des partenariats public-privé (PPP) sécurisés par des accords multilatéraux.
L’Algérie brandit le droit comme arme contre les sanctions économiques
La position algérienne à l’UIP sur le respect inconditionnel du droit international (source : Le Jeune Indépendant) s’inscrit dans une stratégie plus large : contourner les pressions unilatérales qui étouffent les PME. En 2025, les exportations algériennes vers l’UE ont chuté de 12 % en raison des tensions géopolitiques, selon les chiffres du ministère du Commerce.
Pour les entrepreneurs locaux, cette diplomatie juridique ouvre des pistes :
– Moins de blocages administratifs grâce à des accords bilatéraux renforcés (ex : l’accord de libre-échange avec l’Union africaine en discussion).
– Une image d’Algérie fiable pour les investisseurs, surtout dans les secteurs où la stabilité légale est cruciale (pharmacie, BTP, logistique).
Les jeunes parlementaires, nouveaux ambassadeurs des startups algériennes
La participation active des députés algériens à Samarcande révèle une volonté de relier diplomatie et innovation. Les jeunes élus ont souligné l’importance de former une génération d’entrepreneurs connectés aux normes internationales, un atout pour les startups algériennes qui peinent encore à percer à l’export.
Exemple concret : le secteur des énergies renouvelables, où l’Algérie mise sur des partenariats avec des fonds souverains européens. Une stabilité juridique renforcée par ces débats pourrait accélérer les projets, comme le parc solaire de Hassi R’mel (5 GW prévus d’ici 2030).
À retenir pour les entrepreneurs
Les prochains mois seront décisifs : les entrepreneurs doivent surveiller les retombées de cette conférence sur les accords commerciaux en préparation et les simplifications administratives annoncées pour les PME.
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