Le sélectionneur national Vladimir Petkovic a récemment adressé un message clair à ses joueurs avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026. Lors d’une conférence de presse tenue à Alger, le technicien suisse a insisté sur l’intensité des matchs à venir, qualifiant la compétition de « bataille ». Cette déclaration intervient après le match nul (0-0) contre l’Uruguay, une rencontre amicale organisée en préparation du Mondial.
Petkovic a souligné que chaque place dans le groupe final serait disputée. « Nous avons des joueurs talentueux, mais le talent seul ne suffit pas. Il faut de la rigueur, de la discipline et une mentalité de guerrier », a-t-il déclaré, selon La Gazette du Fennec. Le sélectionneur a également évoqué la nécessité d’une cohésion d’équipe renforcée, rappelant que les joueurs devront « donner 110 % » pour représenter dignement l’Algérie.
Cette phase de préparation est cruciale pour les Fennecs, qui visent une performance historique en 2026. L’Algérie, qualifiée pour la troisième fois de son histoire après 1982 et 2014, entend bien franchir le premier tour. Petkovic a insisté sur l’importance des prochains matchs amicaux, qui serviront à affiner la tactique et à tester différentes combinaisons. « Nous avons encore du travail, mais je suis confiant. Les joueurs ont montré leur engagement », a-t-il ajouté.
Parmi les joueurs surveillés de près, Islam Slimani et Riyad Mahrez restent des piliers. Le premier, malgré son âge, conserve une influence majeure dans l’attaque, tandis que le second, en pleine forme avec Al-Ahli en Arabie saoudite, incarne le leadership technique. Petkovic a également mentionné l’émergence de jeunes talents comme Rayan Aït-Nouri, dont les performances en Premier League avec Wolverhampton ont attiré l’attention.
La Fédération algérienne de football (FAF) a mis en place un calendrier chargé pour préparer au mieux l’équipe. Plusieurs stages et matchs amicaux sont prévus, notamment contre des sélections sud-américaines et européennes. « Ces confrontations nous permettront de mesurer notre niveau face à des équipes de haut rang », a expliqué le président de la FAF, Charaf-Eddine Amara, dans une interview accordée à El Khabar.
Cependant, des défis persistent. La CAN 2025, qui se tiendra en décembre prochain, pourrait perturber la préparation. Petkovic devra gérer les absences de joueurs clés, notamment ceux évoluant en Europe, dont les clubs pourraient refuser de les libérer. « Nous travaillerons en étroite collaboration avec les clubs pour trouver des solutions », a-t-il assuré.
Sur le plan tactique, Petkovic privilégie un système flexible, capable de s’adapter aux adversaires. Lors du match contre l’Uruguay, l’Algérie a évolué en 4-3-3, avec un milieu solide composé de Houssem Aouar, Ismaël Bennacer et Ramy Bensebaini. Cette configuration permet une transition rapide entre défense et attaque, un atout face à des équipes comme le Portugal ou l’Espagne, potentielles adversaires au premier tour.
Les supporters algériens, toujours passionnés, attendent beaucoup de cette génération. Les réseaux sociaux regorgent de messages d’encouragement, mais aussi de critiques constructives. « Petkovic a les moyens de faire quelque chose de grand, mais il doit éviter les erreurs du passé », écrit un internaute sur DZFoot. Une pression supplémentaire pour le sélectionneur, qui sait que les attentes sont immenses.
En coulisses, la FAF a également renforcé son staff technique. Des experts en analyse vidéo et en préparation physique ont été recrutés pour optimiser les performances. « Nous voulons une équipe moderne, capable de rivaliser avec les meilleures nations », a confié un responsable de la fédération à L’Expression.
Le Mondial 2026, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, représente une opportunité unique pour l’Algérie. Avec dix équipes africaines qualifiées, un record, le continent espère briller. Petkovic et ses hommes ont les cartes en main pour écrire une nouvelle page de l’histoire du football algérien. Reste à savoir s’ils sauront transformer cette ambition en réalité.