Le 12 novembre 2025, la ville d’Oran a accueilli les premières Olympiades nationales des métiers, un événement organisé par le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels en collaboration avec l’Office national de la formation professionnelle (ONFP). Selon Algerie360, cette compétition a réuni plus de 500 jeunes issus de 48 wilayas, venus démontrer leurs compétences dans 25 métiers différents, allant de la mécanique automobile à l’électricité industrielle, en passant par la coiffure et la pâtisserie.
Ces Olympiades, inspirées des WorldSkills International, visent à valoriser les filières professionnelles et à encourager l’excellence chez les apprenants. Le ministre de la Formation professionnelle, Yacine Ould Djelloul, a souligné lors de la cérémonie d’ouverture que cet événement s’inscrit dans la stratégie nationale de promotion des métiers manuels et techniques. « L’Algérie a besoin de compétences qualifiées pour accompagner son développement économique, et ces Olympiades sont un moyen de mettre en lumière le savoir-faire de notre jeunesse », a-t-il déclaré.
Une compétition aux enjeux multiples
D’après les organisateurs, cette édition a également servi de tremplin pour la sélection des représentants algériens aux prochaines Olympiades mondiales des métiers, prévues en 2026 en Chine. « Nous voulons que l’Algérie soit compétitive sur la scène internationale, et ces compétitions sont un excellent moyen de préparer nos jeunes », a expliqué un responsable de l’ONFP.
Des partenariats public-privé pour renforcer la formation
Le directeur général de l’ONFP, Mohamed Benkhaled, a insisté sur le rôle clé des entreprises dans la modernisation des programmes de formation. « Les besoins du marché évoluent rapidement, et nos centres doivent s’adapter. Les Olympiades nous permettent d’identifier les lacunes et d’ajuster nos cursus en conséquence », a-t-il précisé.
Des résultats encourageants pour l’avenir
Les retombées de cet événement dépassent le cadre de la compétition. Plusieurs wilayas ont déjà annoncé leur intention d’organiser des éditions locales pour élargir la participation. À Bouira, un centre d’excellence pour les métiers du textile et du cuir, inauguré en avril 2025, pourrait servir de modèle pour d’autres spécialisations.
Un signal fort pour la jeunesse algérienne
Pour les participants, cette compétition a été l’occasion de prouver que les métiers techniques offrent des débouchés concrets. « Beaucoup de gens pensent que la formation professionnelle est un choix par défaut, mais ici, on voit que c’est une voie d’excellence », a confié un candidat originaire de Béjaïa.
Les prochaines étapes incluent l’intégration des lauréats dans des programmes de mentorat et la création de nouveaux centres de formation spécialisés, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’industrie automobile. Avec l’usine Stellantis de Tafraoui en pleine expansion et le développement des filières agricoles comme la betterave sucrière, les besoins en main-d’œuvre qualifiée devraient continuer à croître.