Moula et Royal prônent un dialogue économique Algérie-France

Kamel Moula, président du Conseil des relations économiques algéro-françaises (CREA), et Ségolène Royal, présidente de l’Association France-Algérie (AFA), ont récemment réaffirmé la nécessité de maintenir un dialogue économique soutenu entre l’Algérie et la France. Selon Le Matin d’Algérie, cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des échanges commerciaux en hausse, mais aussi par des défis structurels persistants.

Un partenariat commercial en progression

Kamel Moula a souligné que cette complémentarité économique devait être renforcée par des mécanismes de coopération plus stables. « Les opportunités existent, mais elles nécessitent un cadre juridique et fiscal clair pour attirer davantage d’investissements français », a-t-il déclaré. Cette position rejoint les préoccupations des opérateurs économiques algériens, qui soulignent souvent la complexité des procédures administratives pour les partenariats étrangers.

Des défis à surmonter

Un autre enjeu concerne la diversification de l’économie algérienne. Bien que les hydrocarbures dominent encore les exportations vers la France, les deux parties semblent déterminées à élargir les domaines de coopération. Les secteurs de l’agriculture, de l’industrie pharmaceutique et du numérique sont souvent cités comme des pistes prometteuses. Selon Le Matin d’Algérie, des discussions sont en cours pour faciliter les joint-ventures dans ces domaines, avec un accent particulier sur le transfert de savoir-faire.

Un dialogue politique et économique

Ségolène Royal a rappelé que l’AFA travaille activement à la promotion des échanges culturels et éducatifs, qui constituent un socle pour les relations économiques. « Les entreprises françaises sont prêtes à accompagner l’Algérie dans sa transition énergétique et industrielle, mais cela passe aussi par une meilleure connaissance mutuelle », a-t-elle précisé.

Quels bénéfices pour l'Algérie ?

Kamel Moula a également évoqué l’importance de former une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins des entreprises françaises installées en Algérie. « La création d’emplois et le transfert de compétences sont des priorités pour notre pays », a-t-il affirmé. Des programmes de formation conjoints, notamment dans les métiers de l’industrie et des technologies, sont envisagés pour renforcer cette dynamique.

Vers une feuille de route commune ?

La question des visas pour les hommes d’affaires algériens reste également un point sensible. Ségolène Royal a indiqué que l’AFA plaide pour une facilitation des déplacements professionnels, afin de fluidifier les échanges. « Il est essentiel que les entrepreneurs algériens puissent se rendre en France sans entraves, et vice versa », a-t-elle déclaré.

Un équilibre à trouver

Pour l’Algérie, l’enjeu est de taille : diversifier son économie tout en préservant sa souveraineté. Les investissements français, s’ils sont bien encadrés, pourraient jouer un rôle clé dans cette transition. À condition que les deux pays parviennent à instaurer un climat de confiance durable, au-delà des aléas politiques.

Laisser un commentaire