L’Algérie engage une refonte stratégique de son modèle économique en misant sur trois axes prioritaires : la diversification des sources de financement, la valorisation optimale de ses ressources naturelles et l’intégration de la transformation numérique. Selon الإذاعة الجزائرية |, ces orientations, dévoilées récemment, visent à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à ancrer une croissance durable dans les secteurs productifs. Les mesures annoncées s’inscrivent dans une logique de rupture avec les schémas traditionnels, tout en capitalisant sur les atouts structurels du pays.
Financement : vers une autonomie accrue
Cette diversification s’accompagne d’une volonté de mobiliser l’épargne nationale. Les autorités encouragent les banques publiques à proposer des produits d’investissement accessibles aux citoyens, avec des taux incitatifs. « L’objectif est de canaliser les liquidités vers des secteurs créateurs de valeur, comme les énergies renouvelables ou l’agro-industrie », explique un responsable du ministère des Finances cité par la source. Parallèlement, des partenariats public-privé (PPP) sont en cours de négociation pour des infrastructures clés, notamment dans les transports et les télécommunications.
Ressources naturelles : une exploitation plus rentable
Dans le secteur énergétique, la transition vers les renouvelables s’accélère. Le plan national prévoit d’atteindre 15 000 mégawatts de capacité solaire d’ici 2030, avec des projets comme la centrale de Hassi R’Mel, qui combine énergie solaire et gaz. « Nous ne voulons plus être un simple fournisseur de matières premières, mais un acteur intégré dans la chaîne de valeur mondiale », souligne un cadre de Sonatrach. La valorisation du gaz naturel, via la production d’hydrogène vert et de produits pétrochimiques, est également en ligne de mire.
Numérique : un levier de modernisation
Le secteur privé est appelé à jouer un rôle clé. Des incubateurs technologiques, comme celui de Sidi Abdallah, accompagnent les start-up dans des domaines comme la fintech, l’e-commerce et l’intelligence artificielle. « Le numérique doit servir de catalyseur pour l’innovation et la compétitivité des entreprises algériennes », affirme un expert en économie digitale. Le gouvernement mise aussi sur la formation, avec des partenariats entre universités et entreprises pour adapter les compétences aux besoins du marché.
Enjeux et défis concrets
La valorisation des ressources naturelles pose aussi des questions environnementales. Les projets miniers et énergétiques devront intégrer des normes strictes pour limiter leur impact écologique. Enfin, la transformation numérique exige une adaptation rapide des infrastructures et des mentalités, dans un pays où le taux de pénétration d’internet reste inférieur à la moyenne régionale.
L’Algérie semble déterminée à rompre avec les cycles économiques passés. Les trois leviers identifiés – financement, ressources et numérique – dessinent une feuille de route ambitieuse, mais leur mise en œuvre effective sera scrutée de près par les acteurs économiques et la population.