Belmadi face à l’échec de trop à la CAN 2024

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2024 a marqué un tournant dans la carrière de Djamel Belmadi à la tête de l’équipe nationale algérienne. Éliminée dès la phase de groupes, l’Algérie a subi l’un de ses plus grands revers sportifs des dernières années, relançant les débats sur la gestion du sélectionneur et l’avenir du football algérien. Selon Le Parisien, cet échec pourrait bien être « le dernier » pour Belmadi, surnommé « le ministre du bonheur » après le sacre de 2019.

Une élimination qui interroge

Les critiques se sont multipliées après le match contre la Mauritanie, où l’équipe a semblé désorganisée et manquer de cohésion. Des observateurs, cités par El Watan, pointent du doigt les choix tactiques de Belmadi, notamment son refus de faire des ajustements en cours de match. « On a vu une équipe sans âme, sans plan B. Belmadi a persisté dans ses erreurs, et ça a coûté cher », déclare un ancien international algérien sous couvert d’anonymat.

La pression monte sur la FAF

La FAF doit également gérer la frustration des supporters, qui ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux et dans les rues d’Alger. Des banderoles hostiles à Belmadi ont été déployées devant le siège de la fédération, et des appels au boycott des prochains matchs de l’équipe nationale ont été lancés. « On ne peut pas continuer comme ça. Il faut du changement, et vite », affirme un supporter interrogé par TSA.

Les joueurs dans la tourmente

La question des primes a également refait surface. Selon El Khabar, certains joueurs auraient refusé de participer à des séances d’entraînement supplémentaires avant le dernier match, exigeant le versement de primes non réglées. Un sujet sensible, qui rappelle les crises similaires vécues par l’équipe nationale en 2010 et 2014.

Un avenir incertain

Pour les supporters, l’urgence est de rebâtir une équipe compétitive. « On a les joueurs, on a les moyens, mais il manque une vision. Belmadi a fait son temps », estime un ancien membre du staff technique, cité par Liberté. La CAN 2025, qui se déroulera au Maroc, pourrait être l’objectif à atteindre pour une nouvelle équipe, mais le temps presse.

Le football algérien à la croisée des chemins

Des initiatives récentes, comme la création de centres de formation régionaux et l’augmentation des budgets alloués aux clubs locaux, pourraient porter leurs fruits à long terme. Mais pour l’instant, c’est l’équipe nationale qui cristallise les attentes. « Le football algérien a besoin d’une refonte totale, pas seulement d’un changement de sélectionneur », analyse un journaliste sportif pour Le Matin d’Algérie.

En attendant, les regards se tournent vers les prochains matchs. Si Belmadi échoue à redresser la barre, l’Algérie devra rapidement trouver un successeur capable de redonner de l’espoir à un pays où le football reste une passion nationale.

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