Alger 2026, hub africain des startups : Noureddine Ouadah mise sur 500 millions de dollars d’investissements

L’Algérie prépare sa 5e Conférence africaine des startups avec un objectif clair : attirer 500 millions de dollars d’investissements en 2026. Le ministre Noureddine Ouadah, à la tête du portefeuille de l’économie de la connaissance, a réuni ambassadeurs et acteurs internationaux pour accélérer cette dynamique. Pour les entrepreneurs locaux et la diaspora, l’enjeu est double : profiter des opportunités locales tout en évitant les pièges d’un écosystème encore fragile.

Un événement sous haute tension diplomatique et économique

Le timing est crucial. Alors que le marché algérien des startups pèse aujourd’hui entre 30 et 50 millions de dollars par an, les attentes sont élevées. Les participants ont évoqué des projets concrets : un fonds souverain dédié aux scale-ups, des partenariats avec des universités pour former des talents tech, et une simplification des visas pour les investisseurs étrangers. Reste à savoir si ces promesses se traduiront par des actes.

Diaspora et entrepreneurs locaux : qui en profite vraiment ?

Mais attention aux écueils. Les délais administratifs restent un frein majeur. « Un entrepreneur marocain m’a dit que son dossier avait mis 6 mois à être traité en Algérie, contre 3 semaines au Maroc », témoigne un fondateur de startup basé à Alger. Les garanties bancaires pour les jeunes pousses sont aussi un casse-tête : sans historique local, les banques hésitent à prêter. Pourtant, le potentiel est là. Selon une étude de McKinsey citée lors de la réunion, le secteur des startups en Algérie pourrait générer 2 milliards de dollars d’ici 2030, à condition de lever ces obstacles.

Les secteurs qui vont exploser : fintech, énergie et agroalimentaire

Enfin, l’agroalimentaire reste un gisement inexploité. Avec une demande intérieure en hausse et des exportations en croissance (les légumes algériens ciblent désormais l’Europe), des plateformes comme FreshAlgeria ou AgriTech DZ pourraient décoller. Le hic ? Le manque de logistique et de stockage. « Sans entrepôts frigorifiques modernes, même les meilleures idées échouent », souligne un expert du secteur.

À retenir pour les entrepreneurs

Sources

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