La commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN) a proposé un amendement historique pour les entrepreneurs algériens de la diaspora. L’article 169 bis du projet de loi de finances 2027, encore en débat, pourrait supprimer les droits de douane sur l’importation de matériel professionnel pour ceux qui rentrent définitivement en Algérie. Une mesure qui pourrait booster les projets locaux et attirer des compétences étrangères.
Un coup de pouce fiscal pour les repatriés
L’amendement, porté par la commission présidée par Mohamed Lamine Lebbou, ministre des Finances, vise spécifiquement les Algériens établis à l’étranger. Ceux qui décident de s’installer durablement en Algérie pourraient bénéficier d’une exonération totale des droits de douane sur leur matériel professionnel. Une disposition qui n’existait pas auparavant et qui pourrait simplifier leur retour.
Cette mesure s’inscrit dans une série de 26 amendements proposés par la commission, dont cinq concernent la forme juridique et quinze le fond du texte. Six nouveaux articles sont également ajoutés, dont celui dédié à la diaspora. Les députés doivent encore voter ces propositions en séance plénière, prévue le 16 novembre.
Un avantage concret pour les entrepreneurs
Pour un entrepreneur algérien installé à Paris ou à Lyon, importer une machine industrielle ou un équipement informatique coûte cher. Les droits de douane peuvent représenter jusqu’à 20 % de la valeur du matériel, selon les cas. Avec cette exonération, les coûts baissent significativement, rendant le retour plus attractif.
Cette mesure pourrait aussi inciter des professionnels qualifiés à revenir en Algérie. Beaucoup hésitent encore en raison des barrières administratives et fiscales. Une simplification des procédures, combinée à une fiscalité avantageuse, pourrait changer la donne.
Une opportunité pour l’économie locale
L’Algérie a besoin de compétences étrangères pour relancer son économie. Le secteur des technologies, par exemple, manque cruellement de main-d’œuvre qualifiée. Des ingénieurs, développeurs ou experts-comptables pourraient ainsi revenir avec leur matériel, prêts à lancer ou reprendre des entreprises.
Cette mesure s’ajoute à d’autres incitations récentes, comme la loi sur le retour définitif des Algériens de l’étranger, adoptée en 2023. Elle permet déjà des facilités pour l’installation professionnelle, mais sans suppression des droits de douane. L’amendement du PLF 2027 comble cette lacune.
À retenir pour les entrepreneurs
Les entrepreneurs algériens de la diaspora pourraient voir leurs coûts d’installation baisser significativement si l’amendement est adopté. Cela facilite le transfert de matériel professionnel et rend le retour plus rentable. Une opportunité à saisir pour ceux qui veulent contribuer au développement économique local.
Sources
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