Femmes rurales algériennes face aux lois et aux traditions

Cette semaine, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a publié un rapport sur l’application de la loi 15-19 relative à la prévention et à la lutte contre les violences faites aux femmes. Le document révèle que 62 % des plaintes enregistrées en 2024 proviennent de wilayas à dominante rurale, où les femmes subissent des pressions conjugales, des mariages précoces et des restrictions d’accès à la propriété foncière. Selon le rapport, les commissariats de Tiaret, M’Sila et Khenchela enregistrent les taux les plus élevés de non-dénonciation, avec seulement 18 % des victimes osant franchir le seuil des postes de police.

Des chiffres qui contredisent les textes

L’héritage, un droit théorique

L’école, un rempart fragile

Les associations en première ligne

Les walis appelés à agir

Un enjeu économique ignoré

Les imams comme relais

Un projet de loi en suspens

Des avancées locales

Les défis restent immenses, mais les lignes bougent, lentement. Dans un café de Tiaret, une femme de 32 ans, voilée, murmure : « Avant, je n’osais même pas parler à mon mari. Aujourd’hui, je sais que j’ai des droits. » Elle a appris cela lors d’une réunion organisée par une association locale. C’est peut-être là, dans ces petits pas, que se joue l’avenir des femmes rurales algériennes.

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