28 novembre 2026 : les partis algériens paient le prix de la défiance en cherchant des « sauveurs » hors de leurs rangs

Les élections locales du 28 novembre approchent, mais les partis politiques algériens peinent à trouver des candidats crédibles. Selon lematindalgerie.com, leur quête désespérée de profils « intacts » révèle un problème systémique : la confiance dans les institutions s’effrite, et les entrepreneurs locaux en subissent les conséquences directes.

Des listes montées à la hâte, un symptôme d’un système grippé

Le paradoxe est cruel : ces structures, censées former et promouvoir leurs propres responsables, n’ont plus les moyens de le faire. Résultat, les programmes électoraux passent au second plan. À l’heure où les Algériens attendent des solutions concrètes sur l’emploi, les services publics ou l’aménagement du territoire, les partis misent avant tout sur la réputation individuelle de leurs candidats.

Pour les entrepreneurs, cette course aux « sauveurs » a un impact direct. Les décisions des assemblées communales et de wilaya – affectant les permis de construire, les subventions ou les appels d’offres – dépendent désormais de la légitimité personnelle des élus, plutôt que de leur capacité à défendre un projet cohérent.

Élections locales : quand la proximité devient un piège pour les affaires

Or, avec des candidats choisis en urgence et souvent sans ancrage politique solide, le risque de clientélisme ou de décisions opportunistes augmente. Un entrepreneur algérien basé à Alger raconte : « Avant, on savait à qui s’adresser pour obtenir un permis ou un soutien. Aujourd’hui, avec ces nouveaux visages, on ne sait plus qui décide vraiment. »

Les partis tentent de rattraper leur retard en misant sur des profils « techniques », comme des ingénieurs ou des experts-comptables. Mais cette stratégie pose une question : et si ces candidats, une fois élus, découvraient les réalités du pouvoir local et ses limites ? Sans formation politique préalable, leur capacité à défendre les intérêts économiques des territoires – et donc des entrepreneurs – pourrait s’avérer limitée.

La diaspora algérienne en première ligne : un vote utile ou un vote de sanction ?

Pour les entrepreneurs de la diaspora, cette défiance a des conséquences concrètes. Les transferts d’argent vers l’Algérie (estimés à plus de 10 milliards de dollars par an) pourraient être réorientés vers d’autres destinations si les Algériens ne voient pas de changement. « Si les élections ne servent à rien, pourquoi continuer à investir dans un pays où les décisions dépendent des relations plutôt que des compétences ? », interroge un entrepreneur marocain d’origine algérienne, qui a déjà délocalisé une partie de son activité.

Les partis le savent : sans une base électorale solide, les promesses de développement économique resteront lettre morte. Pourtant, leur incapacité à produire des candidats crédibles de leur propre vivier montre une crise plus profonde – celle d’un système politique qui a perdu le contact avec les réalités économiques du terrain.

À retenir pour les entrepreneurs

Sources
lematindalgerie.com

Sources

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