Des transferts sous-estimés, une économie informelle qui explose
Le problème ? Les coûts de transfert dépassent souvent 10 % du montant envoyé, un taux prohibitif pour les petits entrepreneurs ou les travailleurs indépendants. Résultat : une partie significative des fonds transite via des réseaux informels, échappant aux statistiques et privant l’État de recettes potentielles. Pour un entrepreneur algérien installé en France qui envoie 500 euros par mois à sa famille, les frais bancaires peuvent représenter jusqu’à 50 euros – soit l’équivalent d’un mois de loyer dans certaines villes algériennes.
Un marché parallèle qui asphyxie les PME et les startups
Pour les startups algériennes qui dépendent des financements de la diaspora, cette situation est un frein majeur. Une jeune entreprise dans le numérique, par exemple, peut voir ses coûts de levée de fonds augmenter de 20 à 30 % en raison des frais de transfert. « Les investisseurs de la diaspora sont prêts à soutenir l’économie locale, mais les barrières administratives les découragent », ajoute un fondateur de fintech algérien.
Le gouvernement algérien a tenté de faciliter les transferts via des accords avec des opérateurs comme Western Union ou MoneyGram, mais les résultats restent limités. Les délais de traitement et les plafonds de retrait dans les agences bancaires algériennes dissuadent encore beaucoup d’utiliser ces canaux.
L’Afrique de l’Ouest, nouvelle terre d’opportunités pour les entrepreneurs algériens
Pour les entrepreneurs algériens, cette expansion offre de nouvelles opportunités. « Dakar et Nouakchott deviennent des hubs pour les affaires, avec une demande croissante en services financiers, logistique et énergie », indique un expert en économie africaine. Les Algériens installés dans ces pays profitent d’un environnement moins réglementé que celui de l’Europe, où les transferts vers l’Algérie restent complexes.
Cependant, cette migration vers l’Afrique de l’Ouest pose aussi des défis. Les entrepreneurs doivent s’adapter à des marchés locaux différents, avec des normes comptables et fiscales distinctes. Pour ceux qui souhaitent investir en Algérie tout en résidant au Sénégal ou en Mauritanie, les procédures de rapatriement de fonds restent un casse-tête.
À retenir pour les entrepreneurs
Sources
ObservAlgerie
Algérie 360
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