100 millions de dons collectés en une semaine
Les entrepreneurs algériens de France, souvent actifs dans les secteurs du BTP, de la logistique et de l’agroalimentaire, ont été parmi les premiers à réagir. Karim B., gérant d’une PME de transport à Lyon, explique : « On ne peut pas rester les bras croisés. Mes chauffeurs sont algériens, leurs familles sont là-bas. J’ai redirigé 20% de mes profits vers l’aide aux sinistrés. » Les dons ne se limitent pas à l’argent : des stocks de matériel de construction, des générateurs et même des semences ont été expédiés via des réseaux informels.
Un modèle économique qui se dessine
D’après la Banque mondiale, les transferts d’argent des Algériens de l’étranger ont atteint 12 milliards de dollars en 2025, soit près de 10% du PIB algérien. Une partie croissante de ces flux est désormais orientée vers des associations ou des coopératives locales, plutôt que vers des envois individuels. « Avant, on envoyait de l’argent sans savoir où il allait. Maintenant, on finance des projets identifiés, comme des serres solaires pour les agriculteurs touchés par les incendies », confie Fatiha M., fondatrice d’une entreprise de conseil en énergie renouvelable à Bruxelles.
Les entrepreneurs algériens en première ligne
C’est là que les entrepreneurs interviennent. Yacine A., cofondateur d’une startup algéro-française spécialisée dans l’agriculture verticale, a lancé une campagne pour reconstruire des serres hydroponiques dans les zones sinistrées. « On a déjà signé des partenariats avec des coopératives locales. Notre objectif : former des jeunes agriculteurs aux techniques d’irrigation intelligente pour limiter les risques futurs », précise-t-il.
Un effet multiplicateur pour l’économie locale
Pour les entrepreneurs algériens, cette dynamique crée des opportunités. Les besoins en logistique, énergie, BTP et agroalimentaire explosent. « Les appels d’offres pour la reconstruction vont se multiplier. Les entreprises qui ont des contacts dans la diaspora seront avantagées », analyse Amina K., experte-comptable à Alger. Les plateformes comme Algérie-Entrepreneurs ou StartUp Algérie enregistrent une hausse de 40% des inscriptions depuis les incendies, avec une demande accrue pour des projets sociaux à fort impact économique.
Un signal fort pour les investisseurs étrangers
Les investisseurs étrangers, notamment français et belges, observent cette tendance de près. La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé un fonds d’urgence de 50 millions d’euros pour soutenir les PME algériennes touchées par les incendies, avec une priorité pour les projets portés par des diasporas ou des partenariats public-privé.
À retenir pour les entrepreneurs
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