Saidal en mode accélération : 10 milliards de dinars bloqués, Constant

Un PDG qui brise le silence

Les entrepreneurs algériens suivent de près. Ces projets ne concernent pas seulement Saidal : ils impactent directement les pharmacies indépendantes, les distributeurs régionaux et même les startups du e-commerce santé, dont les marges dépendent des délais de livraison des médicaments. Un retard de six mois sur Sidi M’Cid, par exemple, pourrait faire perdre 20 à 30% de parts de marché aux laboratoires locaux face aux importations parallèles.

10 milliards de dinars en jeu : qui paie l’arbitrage ?

Problème : les collectivités locales, censées financer une partie des infrastructures, traînent. À Constantine, le wali Abdelmadjid Tebboune (fils du président) et les élus du Conseil de la Nation ont été mis sous pression. « On ne peut plus se permettre des blocages politiques », a lâché une source proche du dossier à APS. Les entrepreneurs algériens, eux, calculent déjà : chaque mois de retard, c’est 500 millions de dinars de pertes évitables pour l’industrie pharmaceutique locale.

La diaspora algérienne en première ligne

« Si Saidal ne livre pas à temps, les pharmacies en France vont se tourner vers d’autres fournisseurs », avertit Karim B., gérant d’une centrale d’achat basée à Lyon. Preuve que l’enjeu dépasse les frontières : 40% des médicaments achetés par les Algériens en Europe transitent par Saidal.

Les pharmacies indépendantes sous tension

« On nous promet des usines depuis 2020, mais sur le terrain, rien ne bouge », dénonce Dr. Soumia A., présidente de l’Union des Pharmaciens d’Alger. Pour elle, le vrai problème n’est pas technique, mais politique : « Les projets sont souvent gelés par des querelles entre wilayas ou des détournements de fonds. »

Que risque Saidal si rien ne change ?

Le PDG Benali mise sur une réunion de crise prévue fin août avec le ministère de la Santé, Ramtane Lamamra, et les gouverneurs des wilayas concernées. Objectif : acter des échéances contraignantes. « Soit on signe des protocoles avec des pénalités de retard, soit on nationalise les projets », a-t-il menacé lors d’une réunion interne, selon Le Soir d’Algérie.

À retenir pour les entrepreneurs

Le message est clair : en Algérie, l’État décide, mais les entrepreneurs paient. À eux de s’adapter.

💡 Vous créez votre entreprise en Algérie ? GlobalStart vous accompagne pas à pas : démarches, coûts réels, statuts juridiques (SARL, EURL, SPA) et immatriculation CNRC.

Créer mon entreprise Pack 10 Fiches Business — diaspora

Laisser un commentaire