La CAF retire les CAN 2022 et 2024 au Maroc et à l’Algérie

La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé récemment le retrait de l’organisation des Coupes d’Afrique des nations (CAN) de handball 2022 et 2024 au Maroc et à l’Algérie, selon L’Équipe. Cette décision, qui intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions géopolitiques et logistiques, soulève des questions sur les capacités des nations africaines à accueillir des compétitions continentales de cette envergure.

Un coup dur pour le handball algérien

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderrazak Sebgag, avait précédemment souligné l’importance de cette compétition pour « stimuler la pratique du handball et offrir aux jeunes talents algériens une vitrine internationale ». La perte de l’organisation prive ainsi le pays d’une opportunité de dynamiser un sport populaire, mais souvent éclipsé par le football.

Les raisons d'un retrait aux contours flous

Le Maroc, quant à lui, avait été désigné pour accueillir la CAN 2022. Bien que le royaume dispose d’infrastructures sportives de qualité, notamment après la Coupe du monde des clubs de la FIFA en 2014 et les préparatifs pour la Coupe du monde 2030, la CAF aurait jugé nécessaire de revoir sa décision, possiblement en raison de contraintes sanitaires ou de calendrier.

Un précédent inquiétant pour les compétitions africaines

Les fédérations sportives algériennes, déjà confrontées à des défis budgétaires et structurels, devront redoubler d’efforts pour rassurer les instances internationales. La Fédération algérienne de handball (FAHB), dirigée par Djamel Eddine Ouali, a d’ailleurs appelé à une « réflexion approfondie » sur les moyens de renforcer la préparation des compétitions à l’avenir.

Quelles alternatives pour l'Algérie ?

Par ailleurs, cette décision pourrait servir de catalyseur pour accélérer les réformes dans le sport algérien. Le gouvernement a récemment lancé un plan de modernisation des stades et des salles omnisports, avec des projets comme la rénovation du Palais des sports Hamou-Boutlélis à Oran ou la construction d’une nouvelle arène à Alger. Ces investissements, s’ils sont menés à bien, pourraient positionner l’Algérie comme un candidat crédible pour de futures compétitions.

Un impact sur les athlètes et les supporters

Les clubs algériens, qui comptent parmi les meilleurs du continent, pourraient également en pâtir. Des compétitions comme la Ligue des champions africaine de handball, souvent organisées en marge des CAN, offrent une vitrine précieuse pour les joueurs locaux. Sans cette dynamique, le risque est de voir les talents algériens chercher des opportunités à l’étranger, affaiblissant ainsi le championnat national.

La CAF face à ses responsabilités

La CAF pourrait profiter de cette situation pour revoir ses critères d’attribution et ses mécanismes de suivi. Une approche plus collaborative, incluant des évaluations régulières et des plans de contingence, serait bénéfique pour l’ensemble du continent. Pour l’Algérie, cela signifierait une opportunité de rebondir et de prouver sa capacité à organiser des événements de grande envergure.

Un avenir incertain, mais pas sans espoir

Les prochains mois seront cruciaux. La FAHB et les autorités sportives devront tirer les leçons de cet échec et travailler à une candidature plus solide pour les prochaines éditions. En attendant, les handballeurs algériens continueront de se battre sur les terrains, avec l’espoir de ramener des titres et de redonner au pays l’envie d’accueillir de nouveau une CAN.

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