Le gouvernement algérien a confirmé, selon La Nouvelle République Algérie, qu’aucune nouvelle taxe susceptible d’affecter le pouvoir d’achat ne sera introduite en 2026. Cette annonce, faite à la veille de la nouvelle année, intervient dans un contexte économique marqué par des efforts pour stabiliser les prix et soutenir la consommation intérieure. Pour les entrepreneurs et les créateurs d’entreprise, cette décision représente une bouffée d’oxygène, surtout après des années de réformes fiscales et douanières parfois perçues comme contraignantes.
Un signal de stabilité pour les investisseurs
Pour la diaspora algérienne, cette mesure pourrait aussi encourager les transferts d’argent et les investissements au pays. Les Algériens de l’étranger, qui représentent une source importante de devises, sont souvent sensibles aux signaux de stabilité économique. En 2024, les transferts des migrants avaient atteint près de 2,5 milliards de dollars, selon la Banque d’Algérie. Une fiscalité stable pourrait inciter davantage de membres de la diaspora à financer des projets locaux, que ce soit dans l’immobilier, les services ou l’industrie.
Les exonérations existantes maintenues
Les secteurs prioritaires, comme les énergies renouvelables et l’agroalimentaire, continuent également de profiter de réductions de droits de douane sur les équipements importés. Ces mesures, mises en place pour diversifier l’économie et réduire la dépendance aux hydrocarbures, ont déjà permis à plusieurs PME de se développer. En 2025, le nombre d’entreprises créées dans les énergies vertes a augmenté de 18 %, selon l’Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques (ANPT).
Un équilibre délicat entre recettes et soutien à l’économie
Pour les entrepreneurs, cela signifie que les contrôles fiscaux pourraient se renforcer, notamment pour les entreprises opérant dans des secteurs à forte informalité, comme le commerce ou les services. Les créateurs d’entreprise sont donc invités à se conformer aux obligations déclaratives pour éviter les redressements, qui peuvent peser lourdement sur leur trésorerie. Les centres de formalités des entreprises (CFE) ont d’ailleurs enregistré une hausse de 25 % des inscriptions en 2025, signe que de plus en plus d’acteurs cherchent à régulariser leur situation.
La diaspora, un levier sous-exploité
Cependant, ces dispositifs restent peu connus ou jugés complexes à mettre en œuvre. Les entrepreneurs de la diaspora soulignent souvent des obstacles administratifs, comme les lenteurs dans l’obtention des agréments ou les difficultés à rapatrier des fonds. Une simplification des procédures, couplée à une fiscalité stable, pourrait donc libérer un potentiel important. Selon une étude récente de la Banque mondiale, les investissements de la diaspora pourraient générer jusqu’à 50 000 emplois par an s’ils étaient mieux canalisés vers les secteurs productifs.
Quelles implications pour les secteurs clés ?
L’agroalimentaire, autre secteur stratégique, pourrait aussi profiter de cette stabilité. Les PME locales, qui transforment des produits agricoles, sont souvent confrontées à des coûts de production élevés en raison des droits de douane sur les intrants. Les exonérations existantes pour ces entreprises permettent de maintenir des prix compétitifs, ce qui est crucial dans un contexte de hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires.
Enfin, les énergies renouvelables, un secteur encore émergent mais prometteur, pourraient attirer davantage d’investisseurs. Les projets solaires et éoliens bénéficient déjà de tarifs préférentiels pour l’électricité produite, et l’absence de nouvelles taxes pourrait rassurer les porteurs de projets sur la rentabilité à long terme.
À retenir pour les entrepreneurs
L’absence de nouvelles taxes en 2026 offre une fenêtre de stabilité pour les créateurs d’entreprise et les PME algériennes. Les exonérations existantes, notamment pour les startups et les secteurs prioritaires, restent en vigueur, mais les contrôles fiscaux pourraient se renforcer. Pour la diaspora, cette mesure pourrait faciliter les investissements productifs, à condition que les procédures administratives soient simplifiées. Les entrepreneurs sont invités à se conformer aux obligations fiscales pour éviter les redressements et à explorer les dispositifs d’accompagnement disponibles.
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