La Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Yasmina Boudiaf, a reçu récemment l’ambassadeur d’Algérie en Mauritanie, Slimane Chikhi, selon Cridem. Cette rencontre, rapportée par le site mauritanien, s’est tenue dans le cadre des échanges bilatéraux entre les deux pays, mais elle soulève des questions sur les orientations stratégiques de l’Algérie en matière de formation des jeunes et d’insertion professionnelle.
Un échange centré sur la coopération bilatérale
Lors de cet entretien, Slimane Chikhi a transmis à Yasmina Boudiaf les salutations du ministre mauritanien de l’Emploi, du Travail et de la Formation Professionnelle. Les deux responsables ont évoqué les possibilités de renforcement de la coopération entre l’Algérie et la Mauritanie, notamment dans les domaines de la formation professionnelle et de l’employabilité des jeunes. Selon les informations relayées par Cridem, cette discussion s’inscrit dans une dynamique de partenariats régionaux visant à partager les bonnes pratiques et à mutualiser les ressources.
Pour les entrepreneurs algériens, cette rencontre met en lumière l’importance accordée par les autorités à la formation professionnelle comme levier de développement économique. En Algérie, le taux de chômage des jeunes reste élevé, avec des disparités régionales marquées. La formation adaptée aux besoins du marché du travail est souvent citée comme un moyen de réduire ce fléau, notamment dans les secteurs en tension comme le BTP, l’agroalimentaire ou les technologies numériques.
Un enjeu de taille pour l’économie nationale
L’Algérie consacre une part importante de son budget à la formation professionnelle, avec des programmes comme l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) ou le Fonds national pour l’emploi (FNE). Cependant, les critiques persistent quant à l’adéquation entre les formations proposées et les attentes des entreprises. Les entrepreneurs soulignent souvent le décalage entre les compétences enseignées et les besoins réels du marché, un problème qui limite l’employabilité des jeunes.
Dans ce contexte, une coopération renforcée avec la Mauritanie pourrait permettre à l’Algérie de bénéficier d’expériences complémentaires. La Mauritanie, comme d’autres pays de la région, mise sur des secteurs comme les énergies renouvelables, la pêche ou les mines, où elle développe des programmes de formation ciblés. Une collaboration entre les deux pays pourrait favoriser l’échange d’expertise et l’élaboration de projets communs, notamment pour les jeunes entrepreneurs.
Un signal pour la diaspora algérienne
La rencontre entre Yasmina Boudiaf et Slimane Chikhi intervient à un moment où la diaspora algérienne joue un rôle croissant dans le développement économique du pays. Beaucoup de ressortissants algériens à l’étranger, notamment en Europe ou en Amérique du Nord, sont des acteurs clés dans la création d’entreprises innovantes. Leurs expériences et leurs réseaux pourraient être mobilisés pour renforcer les compétences locales, notamment dans les domaines du numérique ou de l’entrepreneuriat social.
Pourtant, les obstacles persistent. Les procédures administratives, les lourdeurs bureaucratiques et le manque de financements adaptés freinent souvent l’émergence de projets portés par des entrepreneurs de la diaspora. Une coopération accrue avec la Mauritanie, voire avec d’autres pays africains, pourrait offrir des opportunités de synergies transfrontalières, notamment dans les secteurs porteurs comme l’agriculture intelligente ou les services digitaux.
À retenir pour les entrepreneurs
La formation professionnelle reste un pilier essentiel pour réduire le chômage des jeunes en Algérie. Les entrepreneurs doivent surveiller les initiatives publiques comme les partenariats internationaux, qui pourraient ouvrir de nouvelles opportunités. Une collaboration renforcée avec la Mauritanie pourrait, à terme, faciliter l’accès à des compétences complémentaires pour les entreprises locales.
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