Une réforme attendue pour moderniser le commerce algérien
Les députés algériens ont récemment adopté un projet de loi sur l’activité commerciale, présenté devant l’Assemblée populaire nationale. Ce texte, conforme aux nouvelles normes du Groupe d’action financière (GAFI), vise à moderniser le cadre juridique du commerce en Algérie. Pour les entrepreneurs locaux et la diaspora, cette réforme pourrait faciliter les échanges et renforcer la transparence des transactions.
Le projet de loi introduit des mesures pour simplifier les procédures d’enregistrement des entreprises, tout en renforçant les contrôles contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Selon les autorités, cette réforme s’inscrit dans une volonté de moderniser l’économie algérienne et d’attirer davantage d’investissements étrangers.
Des changements concrets pour les opérateurs
Parmi les principales mesures, le texte prévoit une simplification des démarches administratives pour obtenir la carte d’importateur-exportateur, un document essentiel pour les commerçants. Cette carte, délivrée par les services des douanes, permet aux opérateurs de réaliser des opérations commerciales à l’international.
Selon Horizons, un quotidien algérien, les opérateurs se disent satisfaits de cette simplification, qui devrait réduire les délais d’obtention de la carte. « Cette réforme va nous permettre de gagner du temps et de mieux nous concentrer sur notre activité », a déclaré un entrepreneur basé à Alger.
Le projet de loi renforce également les sanctions en cas de fraude ou de non-respect des règles commerciales. Les entreprises devront désormais se conformer à des obligations accrues en matière de traçabilité des transactions et de transparence financière.
Un alignement sur les standards internationaux
L’adoption de ces nouvelles normes s’inscrit dans le cadre des engagements pris par l’Algérie auprès du GAFI, une organisation internationale qui lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. En 2025, le pays a été évalué sur sa conformité aux recommandations du GAFI, ce qui a conduit à cette réforme.
Selon L’Algérie Aujourd’hui, un quotidien national, cette loi est un pas important vers une meilleure intégration de l’Algérie dans l’économie mondiale. « Ce texte va permettre à l’Algérie de se doter d’un cadre juridique plus attractif pour les investisseurs », a indiqué un expert en droit commercial.
Des opportunités pour la diaspora algérienne
Pour la diaspora algérienne, cette réforme pourrait ouvrir de nouvelles opportunités. Les entrepreneurs de la diaspora, qui souhaitent investir en Algérie ou y développer des activités commerciales, pourraient bénéficier d’un cadre plus clair et plus transparent.
Un entrepreneur installé en France a déclaré : « Cette loi est une bonne nouvelle pour nous. Elle va faciliter nos démarches et nous donner plus de confiance pour investir en Algérie ». Les mesures de transparence et de lutte contre la fraude pourraient également rassurer les investisseurs étrangers.
Un défi pour les acteurs locaux
Cependant, cette réforme représente aussi un défi pour les acteurs locaux, qui devront s’adapter aux nouvelles règles. Les petites et moyennes entreprises (PME), souvent moins équipées en ressources humaines et financières, pourraient avoir des difficultés à se conformer aux nouvelles obligations.
Pour faciliter cette transition, les autorités ont annoncé la mise en place d’un accompagnement pour les entreprises, notamment via des formations et des conseils. Les chambres de commerce et les fédérations professionnelles devront jouer un rôle clé dans cette phase d’adaptation.
À retenir pour les entrepreneurs
Le projet de loi sur l’activité commerciale introduit des mesures pour simplifier les procédures administratives et renforcer la transparence. Les entrepreneurs locaux et la diaspora pourraient bénéficier de ce nouveau cadre, sous réserve de s’adapter aux nouvelles obligations. Les PME devront être accompagnées pour tirer pleinement profit de cette réforme.
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