La Coupe d’Afrique des Nations 2025, prévue pour se tenir au Maroc, a franchi une étape décisive avec l’officialisation des seize équipes qualifiées pour la phase à élimination directe. Selon Le360 Afrique, les huitièmes de finale sont désormais programmés, marquant le début d’une compétition où l’Algérie, tenante du titre, devra défendre son statut face à des adversaires de haut niveau. Ce tournoi, reporté à décembre 2025 en raison des conditions climatiques estivales au pays hôte, promet un calendrier dense et des confrontations stratégiques pour les Fennecs.
Un plateau relevé pour les champions en titre
Pour l’Algérie, la qualification en huitièmes de finale était attendue, mais le tirage au sort pourrait réserver des chocs. Les Fennecs ont hérité d’un groupe abordable lors des éliminatoires, avec des victoires contre la Zambie, l’Ouganda et le Botswana, mais la phase à élimination directe exige une autre dimension. Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, a souligné à plusieurs reprises la nécessité de « gérer la pression du statut de favori » et de « capitaliser sur l’expérience des joueurs cadres », comme Riyad Mahrez, Ismaël Bennacer ou Youcef Atal, dont la forme physique sera scrutée après une saison européenne chargée.
Un calendrier serré et des défis logistiques
Le format compact de la compétition, avec des matchs tous les deux ou trois jours, pose un défi physique et mental. Les équipes auront peu de temps pour récupérer entre les rencontres, d’autant que le Maroc, malgré ses infrastructures modernes, devra gérer des déplacements entre les villes hôtes (Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger). Pour l’Algérie, cela implique une préparation minutieuse, notamment en termes de rotation de l’effectif. Belmadi dispose d’un vivier de joueurs talentueux, comme Houssem Aouar ou Amine Gouiri, capables de faire la différence en sortie de banc, mais la gestion des temps de jeu sera cruciale pour éviter les blessures.
Enjeux sportifs et symboliques pour les Fennecs
Ensuite, la compétition offre une opportunité de redorer le blason après une Coupe du Monde 2022 décevante au Qatar, où les Verts avaient été éliminés dès le premier tour. Une campagne réussie en 2025 permettrait de tourner la page et de confirmer la place de l’Algérie parmi les meilleures nations africaines. Enfin, sur le plan politique, une victoire ou une bonne performance renforcerait le moral d’une population confrontée à des défis économiques et sociaux. Le football reste un vecteur d’unité en Algérie, comme l’a montré l’engouement populaire lors des précédentes CAN.
Les autres favoris à surveiller
Les outsiders, comme le Mali ou la Guinée, pourraient également jouer les trouble-fêtes. Le Mali, finaliste en 2023, dispose d’un collectif équilibré, tandis que la Guinée, avec des joueurs comme Naby Keïta, a montré des signes de progression. Pour l’Algérie, l’objectif sera de ne pas sous-estimer ces adversaires, comme ce fut le cas lors de la CAN 2019, où les Fennecs avaient été éliminés en huitièmes de finale par la Guinée.
Préparations et attentes des supporters
Sur le plan organisationnel, la Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé des mesures pour faciliter le déplacement des supporters, avec des vols charter et des partenariats avec des agences de voyage. Cependant, les coûts élevés des billets et l’éloignement du Maroc pourraient limiter la présence des fans algériens dans les stades. Une situation qui contraste avec les éditions précédentes, où les supporters des Verts étaient massivement présents, comme au Cameroun en 2021.
La CAN 2025 s’annonce comme un tournoi ouvert, où l’Algérie aura l’occasion de confirmer son statut de grande nation du football africain. Entre défis sportifs, enjeux symboliques et attentes populaires, les Fennecs devront faire preuve de rigueur et de résilience pour aller loin. Le premier match, programmé le 25 décembre, marquera le début d’une aventure où chaque détail comptera.