Le Premier Ministre a présidé récemment une réunion du Gouvernement consacrée à la transition énergétique et à ses répercussions environnementales en Algérie, selon مصالح الوزير الأول. Cette séance, tenue au siège de la Primature, marque une étape dans la mise en œuvre des engagements nationaux en matière de développement durable et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Une feuille de route pour décarboner l’économie
Parmi les projets évoqués figure le programme « Sahara Solar Breeder », qui prévoit la construction de centrales solaires dans le sud du pays. Ce projet, lancé en partenariat avec des acteurs internationaux, vise à produire 15 000 mégawatts d’ici 2035. Les discussions ont également porté sur l’efficacité énergétique dans les secteurs industriel et résidentiel, avec un accent particulier sur la rénovation des bâtiments publics pour réduire leur consommation d’énergie.
L’impact environnemental au cœur des débats
Un autre point abordé concerne la gestion des déchets, un enjeu majeur pour un pays qui produit plus de 13 millions de tonnes de déchets solides par an. Le Premier Ministre a insisté sur l’importance de moderniser les centres de traitement et de promouvoir le recyclage, en s’appuyant sur des partenariats public-privé. Des projets pilotes, comme celui de la wilaya de Blida, où une usine de valorisation des déchets a été inaugurée en 2024, ont été cités en exemple.
Les défis économiques et sociaux
Cependant, le financement de ces projets reste un obstacle. L’Algérie, confrontée à des contraintes budgétaires, doit trouver des sources de financement alternatives, notamment en attirant les investissements étrangers. Le Premier Ministre a rappelé l’importance de la coopération internationale, citant les accords signés avec l’Union européenne et des pays comme l’Allemagne et la Chine pour le développement des énergies propres.
Vers une stratégie intégrée
Les participants ont enfin souligné l’importance de la coopération régionale, notamment avec les pays voisins du Maghreb, pour harmoniser les politiques énergétiques et environnementales. L’Algérie, qui abrite d’importantes réserves de gaz naturel, pourrait jouer un rôle clé dans la transition énergétique de la région en développant des infrastructures de transport et de stockage d’énergies propres.
Cette réunion du Gouvernement reflète une volonté politique de placer la transition énergétique au centre des priorités nationales. Si les défis restent nombreux, les mesures discutées pourraient permettre à l’Algérie de réduire son empreinte carbone tout en stimulant une croissance économique durable.