Le ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaoutar Krikou, a délégué son conseiller, Abdelkader Cherfi, pour présenter les mécanismes de protection de l’enfance en Algérie lors d’une rencontre organisée récemment à Blida. Selon horizons.dz, cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour renforcer les dispositifs légaux et institutionnels visant à garantir les droits des mineurs.
Un cadre juridique renforcé
Le conseiller a également évoqué le rôle des tribunaux pour enfants, créés pour traiter spécifiquement les affaires impliquant des mineurs, qu’ils soient victimes ou auteurs d’infractions. Ces juridictions, présentes dans plusieurs wilayas, appliquent des procédures adaptées, privilégiant les mesures éducatives et la réhabilitation plutôt que les peines carcérales.
Des structures dédiées à la prise en charge
Le système inclut aussi les familles d’accueil, encadrées par la loi, qui permettent une prise en charge alternative lorsque le maintien dans le milieu familial s’avère impossible. Cherfi a souligné l’importance de cette solution, moins traumatisante pour l’enfant que l’institutionnalisation, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les contrôles pour éviter les dérives.
La prévention, pilier de la stratégie nationale
Un volet important concerne la formation des professionnels intervenant auprès des enfants. Les travailleurs sociaux, les policiers et les magistrats bénéficient de programmes de formation continue pour améliorer leur capacité à détecter les situations à risque et à appliquer les protocoles de protection. Cherfi a précisé que ces efforts visent à harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire, où les disparités entre wilayas restent un défi.
Des défis persistants
Un autre point sensible concerne l’application effective des sanctions contre les auteurs de violences. Si la loi prévoit des peines sévères, leur mise en œuvre dépend de la rapidité des procédures judiciaires et de la sensibilisation des victimes et de leurs familles, souvent réticentes à porter plainte par crainte de stigmatisation.
Vers une approche intégrée
La digitalisation des services sociaux est également en cours, avec le développement de plateformes en ligne pour faciliter les signalements et le suivi des dossiers. Ces innovations s’accompagnent d’un effort pour impliquer davantage les parents et les communautés dans la protection des enfants, via des programmes de parentalité positive et des ateliers de sensibilisation.
Un engagement international
La rencontre de Blida s’est conclue sur l’importance de poursuivre les réformes pour garantir à chaque enfant un environnement sûr et épanouissant. Si les mécanismes existent, leur efficacité dépendra de la capacité des institutions à les appliquer de manière cohérente et inclusive, en associant tous les acteurs concernés.