L’année 2025 a été marquée par une intensification des poursuites judiciaires contre d’anciens responsables politiques en Algérie. Selon El Watan, plus d’une dizaine d’ex-ministres ont été déférés devant la justice, dans le cadre d’affaires liées à la corruption et à la gestion des deniers publics. Ces procédures, souvent médiatisées, s’inscrivent dans une dynamique de lutte contre l’impunité qui s’est accélérée depuis 2019, mais dont les résultats restent inégaux.
Une année judiciaire chargée
Les audiences ont mis en lumière des mécanismes de corruption systémique, impliquant des réseaux d’intermédiaires et des entreprises écrans. Dans plusieurs cas, les prévenus ont été accusés d’avoir favorisé des sociétés proches du pouvoir en échange de commissions occultes. Ces révélations ont alimenté le débat sur la responsabilité des élites politiques et économiques dans la crise économique que traverse le pays.
Des affaires encore en suspens
Ces retards soulèvent des questions sur l’efficacité du système judiciaire algérien. Les observateurs pointent du doigt les lenteurs administratives, le manque de moyens des tribunaux et les interférences politiques. Certains avocats des prévenus dénoncent des procédures expéditives, tandis que des associations de lutte contre la corruption réclament plus de transparence.
Un impact limité sur la gouvernance
La société civile algérienne, mobilisée depuis le Hirak, continue de réclamer des comptes. Les manifestations récentes ont mis en avant des slogans exigeant la fin de l’impunité et une justice indépendante. Cependant, les autorités semblent privilégier une approche sélective, où les poursuites servent davantage à légitimer le pouvoir qu’à instaurer un véritable État de droit.
Vers une justice plus transparente ?
En attendant, les Algériens restent partagés entre l’espoir d’une justice plus équitable et le scepticisme face à des procédures qui peinent à aboutir. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer si ces procès s’inscrivent dans une volonté réelle de changement ou s’ils ne sont que des opérations de communication politique.