Adjal vise 15 % d’énergies renouvelables d’ici 2026

Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a annoncé un objectif ambitieux pour le mix énergétique algérien : atteindre plus de 15 % de part des énergies renouvelables d’ici fin 2026. Cette déclaration, rapportée par El Moudjahid, marque une étape clé dans la stratégie nationale de transition énergétique, alors que le pays cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à réduire sa dépendance aux hydrocarbures.

Un cap fixé pour accélérer la transition

Le gouvernement mise sur des centrales solaires de grande envergure, comme celle de Hassi R’Mel, d’une capacité de 150 mégawatts (MW), ainsi que sur des projets décentralisés dans les zones rurales. Le ministre a également évoqué des partenariats avec des acteurs internationaux pour accélérer les investissements, sans toutefois donner de détails sur les montants engagés ou les pays partenaires.

Des défis techniques et financiers à relever

Sur le plan financier, la transition énergétique exige des capitaux importants. Si l’État algérien a annoncé des budgets dédiés, comme les 3,6 milliards de dollars alloués au programme des renouvelables entre 2020 et 2024, les retards accumulés soulèvent des questions sur l’efficacité de la gestion des fonds. Le ministre n’a pas précisé si de nouveaux financements seraient débloqués pour atteindre l’objectif de 2026, ni comment les acteurs privés seraient associés à ces projets.

L’enjeu de la souveraineté énergétique

Cette transition s’inscrit également dans une dynamique régionale. Des pays comme le Maroc et l’Égypte ont déjà franchi des étapes significatives dans les énergies vertes, avec des parts de renouvelables dépassant les 20 % dans leur mix électrique. L’Algérie, qui dispose d’un potentiel solaire supérieur à celui de ses voisins, risque de prendre du retard si les projets ne sont pas accélérés.

Quels impacts pour les citoyens et les entreprises ?

Les entreprises, quant à elles, pourraient bénéficier de coûts énergétiques plus stables, surtout si l’État encourage l’autoproduction d’électricité verte. Plusieurs industriels algériens ont déjà manifesté leur intérêt pour des installations solaires sur leurs sites, mais les procédures administratives et les tarifs d’achat de l’électricité restent des freins.

Un calendrier serré

Le ministre Adjal a rappelé que cette transition s’accompagnerait d’une modernisation du secteur énergétique, avec la digitalisation des réseaux et la formation de techniciens spécialisés. Reste à savoir si ces mesures suffiront à combler le retard accumulé et à tenir les promesses annoncées.

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