Algérie en quête d’un groupe accessible pour 2026

L’équipe nationale d’Algérie se prépare pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, dont le format élargi à 48 équipes promet une compétition plus ouverte. Selon Ouest-France, les Fennecs figurent actuellement dans le troisième chapeau des tirages au sort, une position qui pourrait leur offrir des adversaires à leur portée, mais aussi des pièges à éviter. Ce classement reflète à la fois les performances récentes des Verts et les défis structurels du football algérien.

Un chapeau qui reflète les ambiguïtés du parcours algérien

Les résultats des dernières années expliquent ce rang. Après une Coupe du monde 2022 ratée et une CAN 2023 décevante, marquée par une élimination en huitièmes de finale face à la Côte d’Ivoire, l’Algérie peine à confirmer son statut de puissance footballistique africaine. Les victoires contre des équipes de premier plan, comme le succès contre le Nigeria en qualifications pour la CAN 2023, alternent avec des contre-performances, notamment en amical ou face à des adversaires théoriquement abordables. Cette irrégularité handicape la progression au classement FIFA, un critère déterminant pour le tirage au sort des éliminatoires mondiaux.

Un format élargi, une opportunité à saisir

Ce format avantage les équipes du troisième chapeau, comme l’Algérie, en leur offrant des groupes potentiellement moins relevés que ceux des premiers ou deuxièmes chapeaux. Cependant, la marge d’erreur sera réduite : une défaite ou un match nul inattendu pourrait coûter cher dans une compétition où chaque point compte. Les Fennecs devront donc éviter les pièges classiques, comme les déplacements en Afrique centrale ou de l’Ouest, où les conditions climatiques et les ambiances hostiles peuvent perturber même les équipes les mieux préparées.

Les défis internes avant le tirage au sort

Sur le plan technique, le sélectionneur Djamel Belmadi, en poste depuis 2018, est sous pression. Son bilan, marqué par une CAN 2019 remportée et une qualification pour la Coupe du monde 2022, est terni par des performances en dessous des attentes lors des grands rendez-vous. La gestion des joueurs, notamment ceux évoluant en Europe, pose question. Des talents comme Riyad Mahrez, Ismaël Bennacer ou Youcef Atal, bien que performants en club, peinent parfois à reproduire ce niveau en sélection. La cohésion d’équipe et la tactique, souvent critiquées, devront être repensées pour aborder sereinement les éliminatoires.

Les adversaires probables et les scénarios

Un scénario idéal pour l’Algérie consisterait à hériter d’un groupe avec une équipe du premier chapeau modérée, comme la RD Congo ou le Ghana, et des adversaires du deuxième chapeau moins redoutables, comme la Zambie ou l’Angola. Dans ce cas, les Fennecs pourraient viser une première ou deuxième place directe, sans dépendre des barrages. Cependant, même dans un groupe favorable, la régularité sera la clé : une défaite surprise contre un outsider, comme ce fut le cas contre la Guinée équatoriale lors de la CAN 2021, pourrait tout remettre en cause.

L’enjeu économique et social d’une qualification

Sur le plan social, une participation au Mondial serait un symbole fort pour une jeunesse algérienne en quête de repères. Après les mouvements de protestation de 2019 et les tensions politiques récurrentes, le football reste l’un des rares sujets capables de fédérer la population. Une campagne réussie en 2026 pourrait redonner un élan de fierté nationale, comme ce fut le cas lors de la CAN 2019. À l’inverse, un échec précoce alimenterait les critiques contre la gestion du sport algérien, déjà pointée du doigt pour son manque de transparence.

Une préparation à peaufiner

Enfin, la communication autour de l’équipe devra être maîtrisée. Les polémiques récurrentes, comme les tensions entre joueurs et staff technique ou les déclarations maladroites de certains dirigeants, nuisent à la sérénité du groupe. Une approche plus professionnelle, inspirée des modèles européens ou marocains, pourrait aider à instaurer un climat de confiance. Le Mondial 2026 représente une opportunité historique pour l’Algérie, mais le chemin sera semé d’embûches. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si les Fennecs parviendront à se hisser parmi les 48 nations du tournoi.

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