Depuis plus de deux décennies, le métro d’Oran revient régulièrement dans les discours officiels sans jamais se concrétiser. Selon L’Expression, ce projet, annoncé comme une solution majeure aux problèmes de transport dans la deuxième ville d’Algérie, est devenu une véritable Arlésienne. Les promesses se succèdent, les études s’accumulent, mais les Oranais attendent toujours le premier coup de pioche.
Des annonces sans lendemain
Selon L’Expression, les retards s’expliquent par des blocages administratifs, des difficultés de financement et un manque de coordination entre les différentes institutions impliquées. Le ministère des Transports, la wilaya d’Oran et les entreprises publiques chargées des infrastructures peinent à s’accorder sur les modalités de réalisation. Résultat : le projet reste au point mort, malgré son inscription dans les plans de développement urbain.
Un besoin criant de solutions alternatives
Un métro souterrain ou aérien, avec une capacité bien supérieure, pourrait transformer la mobilité dans la ville. Selon les estimations initiales, le réseau devait comporter plusieurs lignes, reliant les quartiers périphériques au centre-ville et aux zones industrielles. Pourtant, malgré l’urgence de la situation, les autorités semblent incapables de passer à l’action.
Les défis techniques et financiers
Sur le plan financier, le coût du projet, estimé à plusieurs milliards de dinars, constitue un frein majeur. Les caisses de l’État, déjà sollicitées par d’autres grands chantiers nationaux, peinent à dégager les fonds nécessaires. Les partenariats public-privé, souvent évoqués comme solution, n’ont pas encore abouti. Selon L’Expression, les investisseurs étrangers, bien que intéressés, hésitent à s’engager en l’absence de garanties juridiques et financières claires.
Un symbole des lenteurs administratives
Pourtant, des exemples réussis existent ailleurs en Algérie. Le métro d’Alger, inauguré en 2011 après des années de travaux, montre qu’un tel projet est réalisable. Mais sa mise en œuvre a nécessité une mobilisation sans faille des ressources humaines et financières, ainsi qu’une coordination étroite entre les différents acteurs. À Oran, cette synergie semble faire défaut.
Quelles alternatives pour les Oranais ?
Selon L’Expression, une relance du projet de métro nécessiterait une refonte complète de sa gouvernance. Il faudrait clarifier les responsabilités entre les différents acteurs, sécuriser les financements et établir un calendrier réaliste. Sans ces conditions, le métro d’Oran risque de rester un rêve lointain, tandis que les problèmes de transport continueront de peser sur le quotidien des citoyens.