Belmadi quitte l’Algérie après l’échec à la CAN 2024

Le sélectionneur national Djamel Belmadi a officiellement quitté ses fonctions à la tête de l’équipe d’Algérie de football, annonce la Fédération algérienne de football (FAF) ce mercredi. Cette décision intervient après l’élimination prématurée des Fennecs lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2024, organisée en Côte d’Ivoire. Une sortie sans gloire pour un technicien qui avait pourtant marqué l’histoire du football algérien ces dernières années.

Une élimination qui scelle un départ inévitable

Belmadi, qui avait pris les rênes de l’équipe en août 2018, avait pourtant mené l’Algérie à son deuxième titre continental lors de la CAN 2019 en Égypte. Sous sa direction, les Fennecs avaient également remporté la Coupe arabe de la FIFA en 2021 et enchaîné une série de 34 matchs sans défaite entre 2018 et 2021, un record pour la sélection. Mais les échecs répétés lors des grandes compétitions – élimination au premier tour de la CAN 2021, absence à la Coupe du monde 2022, et maintenant cette sortie précoce en 2024 – ont eu raison de sa légitimité.

Un bilan contrasté malgré les succès initiaux

Selon RFI, plusieurs cadres de l’équipe, dont Riyad Mahrez et Ismaël Bennacer, auraient exprimé leur mécontentement face à la gestion de Belmadi lors des derniers mois. Le sélectionneur avait notamment été critiqué pour son refus de faire évoluer son système de jeu, malgré les performances en baisse de l’équipe. « On tournait en rond, avec les mêmes schémas depuis des années », confie un joueur sous couvert d’anonymat à El Khabar.

La FAF en quête d’un nouveau souffle

Le président de la FAF, Charaf-Eddine Amara, a déclaré que la priorité serait donnée à un entraîneur « expérimenté, avec une vision moderne du football ». Une mission délicate, alors que l’Algérie dispose d’une génération de joueurs talentueux, mais en manque de résultats concrets depuis 2019.

Les supporters entre colère et résignation

Dans les cafés d’Alger et d’Oran, les discussions vont bon train. « On a cru en lui après 2019, mais il n’a pas su faire évoluer l’équipe. Maintenant, il faut repartir sur de nouvelles bases », confie un supporter rencontré devant le stade du 5-Juillet. La déception est palpable, mais l’espoir d’un renouveau persiste.

Un tournant pour le football algérien

En attendant, la FAF doit également gérer les attentes d’une nation passionnée de football, où les performances de la sélection nationale sont suivies avec ferveur. Le prochain sélectionneur aura la lourde tâche de concilier ambition sportive et pression populaire, dans un contexte où les échecs ne sont plus tolérés.

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