Le président Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé cette semaine le caractère stratégique du partenariat entre l’Algérie et l’Italie, avec une attention particulière portée aux domaines de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Cette déclaration intervient dans un contexte où les deux pays cherchent à renforcer leurs collaborations économiques et académiques, notamment à travers des projets concrets dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des technologies vertes.
Selon AL24 News et Le Matin d’Algérie, qui ont relayé les propos du chef de l’État, cette relance s’inscrit dans une dynamique plus large visant à diversifier les partenariats internationaux de l’Algérie. Tebboune a souligné l’importance de transformer ces accords en actions tangibles, notamment en impliquant les universités algériennes et les centres de recherche dans des programmes communs avec leurs homologues italiens.
Des projets concrets en énergie et agriculture
Dans le domaine agricole, l’Algérie et l’Italie travaillent sur des programmes de recherche visant à améliorer la résilience des cultures face aux changements climatiques. Des experts italiens ont récemment visité des centres de recherche à Alger et Oran pour évaluer les besoins en matière de techniques d’irrigation et de sélection variétale. Le ministre de l’Agriculture, Youcef Cherfa, a indiqué que ces échanges pourraient déboucher sur des formations pour les ingénieurs agronomes algériens dans des instituts italiens spécialisés.
Implication des universités et transfert de savoir-faire
Par ailleurs, le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) d’Alger collabore avec l’Agence nationale italienne pour les nouvelles technologies (ENEA) sur un projet de cartographie des ressources solaires en Algérie. Ce travail, qui s’appuie sur des données satellitaires, vise à identifier les zones les plus propices à l’installation de centrales solaires. Selon le directeur du CDER, Noureddine Yassaa, cette collaboration permettra à l’Algérie de mieux planifier son développement énergétique.
Défis et attentes
Du côté italien, des voix appellent à une plus grande implication du secteur privé. Le président de la Chambre de commerce italo-algérienne, Marco Tronchetti Provera, a récemment déclaré que « les entreprises italiennes sont prêtes à investir, mais elles ont besoin de garanties sur la stabilité juridique et la protection des investissements ». Cette question sera au cœur des discussions lors de la prochaine commission mixte algéro-italienne, prévue en octobre prochain.
Un modèle pour d’autres partenariats ?
Pour l’Algérie, ces collaborations représentent une opportunité de réduire sa dépendance aux hydrocarbures et de moderniser son économie. Comme l’a rappelé Tebboune lors de son allocution, « la science et la technologie sont les leviers de notre souveraineté économique ». Reste à voir si les promesses se traduiront par des résultats concrets sur le terrain.