L’Algérienne des Autoroutes (ADA) a annoncé la livraison d’un linéaire global de 118 kilomètres d’autoroutes pour l’année 2025, selon un communiqué publié récemment par Le Soir d’Algérie. Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan national de développement des infrastructures routières, visant à améliorer la connectivité entre les régions et à désenclaver les zones économiques stratégiques.
Un réseau en expansion
D’après Le Soir d’Algérie, ces infrastructures devraient fluidifier le trafic de marchandises et de passagers, tout en réduisant les temps de trajet. Par exemple, le tronçon reliant Blida à Médéa, long de 45 kilomètres, permettra de contourner les zones montagneuses et d’éviter les embouteillages récurrents sur la RN1.
Financement et délais
Parmi les défis rencontrés, la topographie complexe de certaines zones, comme les wilayas de Tizi Ouzou ou de Béjaïa, a nécessité des études géotechniques approfondies. Des tunnels et des viaducs ont été construits pour franchir les reliefs, comme le pont de Kherrata, long de 300 mètres, qui enjambe une vallée profonde.
Impact économique et social
Sur le plan social, les autoroutes permettront de désenclaver des communes rurales, comme celles de la daïra de Bouandas, où les habitants dépendent encore de routes secondaires souvent dégradées. Les autorités locales prévoient également de développer des zones d’activités commerciales le long des axes, afin de dynamiser l’emploi.
Projets connexes
De plus, le lancement des études pour la route Tindouf-Zouérate, en coopération avec la Mauritanie, marque une étape importante dans l’intégration régionale. Ce projet, long de 700 kilomètres, vise à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays et à ouvrir de nouvelles routes pour les exportations algériennes vers l’Afrique de l’Ouest.
Sécurité et maintenance
Par ailleurs, le nouveau code de la route, adopté fin 2025, renforce les sanctions contre les excès de vitesse et les surcharges des poids lourds, principales causes de dégradation des chaussées. Des radars automatiques seront installés sur les nouveaux tronçons pour assurer le respect des limitations.
Réactions des usagers
Cependant, certains habitants des zones traversées par les nouveaux axes expriment des inquiétudes quant aux expropriations et aux nuisances sonores. « Nous comprenons l’utilité du projet, mais il faut que les compensations soient équitables », déclare un riverain de la commune de Boumerdès, où un échangeur doit être construit.
Perspectives techniques
Les prochaines étapes incluent la finalisation des tronçons restants du réseau est-ouest, ainsi que la modernisation des péages pour un passage plus fluide. Un système de télépéage, similaire à celui utilisé en Europe, est à l’étude pour réduire les files d’attente aux barrières.
Ces avancées s’inscrivent dans une vision plus large de modernisation des transports en Algérie, où le gouvernement mise sur des infrastructures de qualité pour soutenir la croissance économique et améliorer le quotidien des citoyens.