Algérie lance son plan national de mobilité durable

Le gouvernement algérien a dévoilé récemment un nouveau dispositif visant à transformer le secteur des transports en Algérie, avec pour objectif une mobilité plus durable et mieux organisée. Selon Le360, ce plan s’inscrit dans une stratégie globale pour réduire la dépendance aux véhicules individuels, améliorer l’efficacité des réseaux de transport public et limiter l’impact environnemental du secteur.

Une refonte des infrastructures de transport

Par ailleurs, le plan prévoit la création de pôles d’échange multimodaux, des espaces où les usagers pourront facilement passer d’un moyen de transport à un autre. Ces pôles, déjà expérimentés dans certaines villes européennes, visent à fluidifier les déplacements et à réduire les temps d’attente. Selon les premières estimations, leur mise en place pourrait concerner une dizaine de villes algériennes d’ici 2028.

La transition vers des énergies propres

Le secteur des transports en commun n’est pas en reste. Les bus urbains, souvent vieillissants et polluants, feront l’objet d’un renouvellement progressif. Les autorités prévoient d’introduire des bus électriques ou fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC), une énergie déjà utilisée dans certains pays pour réduire les émissions de CO₂. À Alger, une première flotte de bus au GNC a été testée avec succès en 2025, et son déploiement à plus grande échelle est désormais à l’étude.

Une gestion plus efficace du trafic

En parallèle, les autorités envisagent de renforcer les contrôles sur les véhicules polluants et d’instaurer des zones à faibles émissions dans les centres-villes. Ces mesures, inspirées de modèles européens, visent à limiter la circulation des véhicules les plus anciens et les plus polluants, tout en encourageant l’utilisation des transports en commun.

Des défis à relever

Un autre défi est celui de l’acceptation sociale. Les Algériens, habitués à la voiture individuelle, pourraient résister à un changement de comportement. Pour y remédier, le gouvernement mise sur des campagnes de sensibilisation et des incitations financières, comme des tarifs préférentiels pour les usagers des transports en commun.

Enfin, la formation des professionnels du secteur sera cruciale. La maintenance des nouveaux véhicules électriques ou au GNC, ainsi que la gestion des systèmes intelligents de trafic, nécessiteront des compétences spécifiques. Des programmes de formation sont déjà en cours, en collaboration avec des universités et des centres spécialisés.

Un impact attendu sur l’économie et l’environnement

Sur le plan environnemental, la réduction des émissions de CO₂ et des particules fines est un objectif central. Selon les projections, le passage à des véhicules plus propres et l’augmentation de l’utilisation des transports en commun pourraient réduire de 20 % les émissions du secteur d’ici 2035. Cela contribuerait également à améliorer la qualité de l’air dans les grandes villes, où la pollution atmosphérique est un problème de santé publique.

En somme, ce nouveau dispositif marque une étape importante dans la transformation du secteur des transports en Algérie. Si les défis sont nombreux, les mesures annoncées pourraient, à terme, offrir une mobilité plus durable, plus efficace et mieux adaptée aux besoins des citoyens.

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