L’ONU salue la réduction de la pauvreté en Algérie

L’Algérie enregistre des progrès notables dans la lutte contre la pauvreté, selon un rapport récent des Nations unies relayé par El Moudjahid. Ce document, publié en mars 2025, met en lumière les efforts du pays pour améliorer les conditions de vie de sa population, notamment à travers des politiques sociales ciblées et un accès élargi aux services de base.

Des indicateurs en nette amélioration

Les indicateurs sanitaires reflètent aussi cette dynamique. Le taux de mortalité infantile a chuté de 22 pour 1 000 naissances en 2015 à 18 en 2024, tandis que l’espérance de vie à la naissance a franchi la barre des 77 ans. Ces résultats s’appuient sur un réseau hospitalier en expansion, avec la construction de 12 nouveaux hôpitaux régionaux depuis 2020 et la modernisation de 50 établissements existants. Selon El Moudjahid, ces infrastructures ont permis de réduire les inégalités territoriales en matière d’accès aux soins, un enjeu crucial pour les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux.

Un modèle inspiré des réalités locales

Les résultats obtenus dans la lutte contre la pauvreté s’inscrivent dans une vision plus large de développement humain. Le rapport de l’ONU note que l’Algérie a progressé de 10 places dans l’indice de développement humain (IDH) depuis 2018, se classant désormais parmi les pays à développement humain élevé. Cette performance repose sur des investissements massifs dans l’éducation, avec un taux de scolarisation de 98 % pour les enfants de 6 à 14 ans, et sur la généralisation de la protection sociale, qui couvre désormais 85 % de la population active.

Des défis persistants malgré les avancées

Un autre défi concerne la durabilité des financements. Les politiques sociales algériennes dépendent en grande partie des revenus des hydrocarbures, dont les prix sont volatils. Pour y remédier, le gouvernement a lancé en 2023 un plan de diversification économique visant à réduire cette dépendance. Les secteurs de l’agriculture, des énergies renouvelables et des technologies de l’information sont ciblés pour créer des emplois stables et générer des recettes fiscales alternatives.

Une reconnaissance internationale qui interroge

Les experts cités par El Moudjahid attribuent ce succès à une combinaison de facteurs : une gouvernance centralisée permettant une allocation rapide des ressources, une population jeune et éduquée, et une volonté politique de maintenir la cohésion sociale. Le rapport souligne également l’impact des réformes structurelles, comme la digitalisation des services publics, qui a simplifié l’accès aux aides sociales pour des millions de citoyens.

Santé et pauvreté : un lien indissociable

Les hôpitaux publics, souvent critiqués pour leur saturation, ont bénéficié d’un plan de modernisation ambitieux. Le CHU de Bab El Oued à Alger, par exemple, a vu sa capacité d’accueil doubler avec l’ajout de 500 lits et l’acquisition d’équipements de pointe. Dans les wilayas reculées, comme Tindouf ou Illizi, des unités mobiles de santé ont été déployées pour atteindre les populations nomades, réduisant ainsi les inégalités géographiques.

Vers une consolidation des acquis

La lutte contre la pauvreté en Algérie ne se limite pas à des indicateurs économiques. Elle s’inscrit dans une vision plus large de justice sociale et de stabilité nationale. Comme le souligne le rapport de l’ONU, ces avancées pourraient servir de modèle pour d’autres pays en développement confrontés à des défis similaires. Reste à savoir si l’Algérie parviendra à maintenir cette trajectoire dans un environnement économique mondial incertain.

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