L’Algérie grimpe à la 30e place du classement FIFA

Cette semaine, la Fédération internationale de football association (FIFA) a publié son classement mensuel des équipes nationales. L’Algérie y occupe désormais la 30e position, une progression qui confirme la dynamique positive des Fennecs sous la direction technique de Vladimir Petković. Selon les données officielles relayées par El Moudjahid, les Verts gagnent deux places par rapport au mois précédent, une performance qui les place parmi les meilleures équipes africaines, derrière le Maroc (13e) et le Sénégal (18e), mais devant le Nigeria (32e) et la Tunisie (41e).

Cette ascension intervient après une série de résultats encourageants lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. L’Algérie a notamment battu le Botswana (5-0) et tenu en échec le Mozambique (2-2) en mars dernier, des matchs qui ont permis d’engranger des points précieux. D’après DZfoot, qui a analysé les critères de la FIFA, cette progression s’explique aussi par la prise en compte des performances récentes, notamment la victoire contre la Bolivie (3-2) en match amical en mars 2024, un résultat qui a renforcé la crédibilité de l’équipe sur la scène internationale.

La 30e place du classement FIFA représente le meilleur rang de l’Algérie depuis novembre 2021, où elle avait atteint la 29e position. À l’époque, les Fennecs étaient dirigés par Djamel Belmadi, qui avait mené l’équipe à une qualification historique pour la Coupe du monde 2014 et à une victoire en Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019. Depuis le départ de Belmadi en 2022, l’équipe a connu une période de transition, marquée par l’arrivée de plusieurs entraîneurs, dont Madjid Bougherra et, plus récemment, Vladimir Petković. Ce dernier, nommé en octobre 2023, a hérité d’un groupe en reconstruction, avec l’intégration de jeunes talents comme Farès Chaïbi, Rayan Aït-Nouri et Adam Ounas.

Un groupe en mutation

Autre atout de l’équipe : l’attaque. Avec des joueurs comme Riyad Mahrez, toujours performant malgré ses 33 ans, et des jeunes comme Mohamed Amoura, auteur de cinq buts en sélection, les Fennecs disposent d’un potentiel offensif solide. Lors du dernier rassemblement, l’Algérie a aligné un trio d’attaque composé de Mahrez, Amoura et Islam Slimani, une combinaison qui a permis de marquer sept buts en deux matchs. Slimani, malgré son âge (36 ans), reste un joueur clé, notamment pour son expérience et son sens du but. Selon La Gazette du Fennec, son rôle de mentor auprès des jeunes attaquants est considéré comme essentiel par le staff technique.

Les défis à venir

Par ailleurs, la CAN 2025, qui se déroulera au Maroc, représente un autre objectif majeur pour l’Algérie. Après une élimination prématurée lors de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, où les Fennecs avaient été sortis en phase de groupes, l’équipe nationale vise une performance plus aboutie. Vladimir Petković a d’ores et déjà commencé à travailler sur une liste élargie de joueurs, avec l’ambition de construire une équipe compétitive sur le long terme. Selon El Watan, le sélectionneur suisse a insisté sur la nécessité de stabiliser le groupe et d’éviter les changements fréquents qui ont marqué les années précédentes.

Une infrastructure en développement

En parallèle, la Fédération algérienne de football (FAF), présidée par Charaf-Eddine Amara, a lancé un programme de détection des jeunes talents à travers le pays. Ce programme, baptisé « Génération 2030 », vise à identifier et former les futurs joueurs de l’équipe nationale. Selon l’APS, plusieurs académies régionales ont été créées, avec l’objectif de former des joueurs capables de performer au plus haut niveau. Parmi les jeunes qui attirent l’attention, Samy Benchamma, récemment transféré au FC Niort en Ligue 2 française, est considéré comme l’un des espoirs du football algérien. À seulement 20 ans, il a déjà été convoqué en équipe nationale des moins de 23 ans et pourrait intégrer le groupe A dans les prochains mois.

Une place à confirmer

Pour l’instant, l’Algérie peut se réjouir de cette place dans le top 30 mondial, un rang qui reflète le travail accompli ces derniers mois. Mais comme le rappelle El Moudjahid, le football est un sport où les performances d’aujourd’hui ne garantissent pas celles de demain. Les Fennecs devront continuer à progresser pour espérer figurer parmi les meilleures équipes du monde et réaliser leurs ambitions sur la scène internationale.

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