CORAF renforce l’agriculture résiliente en Afrique

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) a récemment présenté à Lomé une série d’outils visant à renforcer la résilience du secteur agricole face aux changements climatiques. Selon Journal du Togo, ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation des pratiques agricoles en Afrique, avec des implications potentielles pour l’Algérie.

Des outils adaptés aux défis climatiques

L’accent a été mis sur la nécessité d’adapter ces outils aux spécificités locales. Par exemple, les variétés de blé et d’orge développées pour les zones sahéliennes pourraient intéresser l’Algérie, où les régions steppiques et désertiques représentent près de 80 % du territoire. Selon les experts du CORAF, ces semences permettraient d’augmenter les rendements de 20 à 30 % tout en réduisant la consommation d’eau.

Une approche collaborative pour l’Afrique

Pour l’Algérie, cette collaboration ouvre des perspectives concrètes. Le pays, qui importe encore une partie importante de ses besoins en céréales, pourrait bénéficier de ces innovations pour réduire sa dépendance extérieure. Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural algérien a d’ailleurs exprimé son intérêt pour les variétés de sorgho et de mil résistantes à la sécheresse, adaptées aux zones arides du Sud.

Enjeux pour l’Algérie

Un autre enjeu concerne la formation des agriculteurs. Le CORAF a insisté sur la nécessité d’accompagner les producteurs dans l’adoption de ces nouvelles technologies. En Algérie, où le secteur agricole emploie près de 10 % de la population active, des programmes de sensibilisation pourraient être mis en place en partenariat avec les chambres d’agriculture et les coopératives locales.

Prochaines étapes

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de sécurité alimentaire en Afrique. Avec une population qui devrait doubler d’ici 2050, le continent doit impérativement renforcer sa production agricole tout en préservant ses ressources naturelles. Pour l’Algérie, l’enjeu est double : réduire sa facture d’importation alimentaire, qui dépasse les 10 milliards de dollars par an, et assurer une transition vers une agriculture plus durable.

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