Djibouti s’inspire du modèle éolien de Ghoubet

Le gouvernement djiboutien a annoncé son intention de reproduire la structuration financière du parc éolien de Ghoubet pour développer d’autres projets en partenariat public-privé (PPP). Selon energies-media.com, cette décision marque une étape dans la stratégie énergétique du pays, qui mise sur les énergies renouvelables pour réduire sa dépendance aux combustibles fossiles. Le parc éolien de Ghoubet, situé dans la région du même nom, sert désormais de référence pour les futurs investissements dans le secteur.

Un modèle financier éprouvé

La structuration financière du projet repose sur un contrat d’achat d’électricité (PPA) de longue durée, garantissant aux investisseurs un retour sur investissement stable. Ce mécanisme a convaincu les partenaires privés, notamment des entreprises européennes spécialisées dans les énergies renouvelables. Pour Djibouti, l’enjeu était double : sécuriser un approvisionnement énergétique durable et diversifier ses sources de financement.

Une stratégie applicable à l’Algérie ?

Cependant, des différences structurelles existent entre les deux pays. Djibouti, avec une population de moins d’un million d’habitants, a des besoins énergétiques moins importants que l’Algérie, ce qui facilite la négociation de contrats avec des investisseurs privés. En Algérie, la taille du marché et la complexité des procédures administratives pourraient rendre plus difficile l’adoption d’un tel modèle. De plus, le secteur énergétique algérien reste dominé par Sonelgaz et Sonatrach, ce qui limite la marge de manœuvre pour des partenariats privés.

Les défis des PPP en Algérie

Un autre obstacle est la question des tarifs de rachat de l’électricité. À Djibouti, le gouvernement a fixé des prix attractifs pour les producteurs d’énergie éolienne, ce qui a rassuré les investisseurs. En Algérie, les tarifs actuels, jugés trop bas par certains experts, ne permettent pas toujours de rentabiliser les projets. Une révision de ces tarifs, couplée à des garanties publiques, pourrait encourager les partenariats.

Vers une coopération régionale ?

Pour l’Algérie, s’inspirer du modèle djiboutien ne signifie pas une copie conforme, mais plutôt une adaptation aux réalités locales. Le pays dispose déjà d’atouts, comme un potentiel éolien et solaire considérable, mais il doit encore lever les barrières administratives et financières pour attirer les investisseurs. La structuration financière du parc de Ghoubet offre une piste concrète pour y parvenir.

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