L’Algérie mise sur la mécanisation agricole d’ici 2025

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a annoncé récemment une série de mesures visant à accélérer la modernisation du secteur agricole en Algérie, avec pour objectif de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer la productivité. Selon horizons.dz, ces initiatives s’inscrivent dans le cadre d’un plan quinquennal (2021-2025) qui met l’accent sur la mécanisation, l’irrigation et la formation des agriculteurs.

Des investissements ciblés pour la mécanisation

Les wilayas de Sétif, Tiaret et Biskra, considérées comme les principaux bassins agricoles du pays, bénéficieront en priorité de ces équipements. Des partenariats avec des constructeurs locaux, comme la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), ont été renforcés pour assurer la maintenance et la formation des utilisateurs.

L’irrigation, un enjeu clé pour la résilience climatique

Le directeur général de l’Office national de l’irrigation et du drainage (ONID), Mohamed Boualem, a souligné que « la transition vers des méthodes durables est indispensable pour sécuriser les récoltes et limiter les pertes post-récolte, estimées à 25 % pour les fruits et légumes ».

Formation et accompagnement des agriculteurs

Par ailleurs, un fonds de garantie a été créé pour faciliter l’accès au crédit des petits exploitants. Géré par la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), ce mécanisme a permis de financer 3 000 projets en 2024, avec un taux d’intérêt subventionné à 2 %.

Réduire la facture alimentaire

Le ministre Cherfa a insisté sur l’importance de « valoriser les terres agricoles inexploitées, qui représentent près de 40 % des surfaces cultivables ». Des incitations fiscales, comme l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les équipements agricoles, ont été introduites pour encourager les investissements privés.

Défis et limites

Autre défi : la main-d’œuvre. Le secteur souffre d’un vieillissement des actifs, avec seulement 12 % des agriculteurs âgés de moins de 35 ans. Pour attirer les jeunes, le gouvernement a lancé des programmes de reconversion professionnelle, offrant des subventions pour l’installation de nouveaux exploitants.

Un modèle à consolider

Selon horizons.dz, le ministère prévoit d’évaluer les premiers résultats du plan en 2025, avec un focus sur l’impact des nouvelles technologies sur les revenus des agriculteurs. Si les objectifs sont atteints, l’Algérie pourrait réduire ses importations de 30 % d’ici 2030, tout en créant 200 000 emplois dans le secteur.

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