Air Algérie a annoncé récemment la reprise et le lancement de trois liaisons aériennes directes vers Kuala Lumpur, Budapest et Addis-Abeba, marquant une étape clé dans sa stratégie d’expansion internationale. Selon l’Agence Presse Service (APS), ces nouvelles routes visent à renforcer la connectivité de l’Algérie avec l’Asie, l’Europe centrale et l’Afrique de l’Est, des régions en pleine croissance économique.
Des destinations ciblées pour diversifier les flux
Budapest, capitale hongroise, devient quant à elle la deuxième destination d’Europe centrale desservie par la compagnie nationale, après Prague. La Hongrie, membre de l’Union européenne, représente un hub logistique et un marché touristique en développement. Selon L’Algérie Aujourd’hui, cette liaison pourrait faciliter les échanges commerciaux entre l’Algérie et les pays d’Europe de l’Est, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire et de l’énergie.
Enfin, Addis-Abeba, siège de l’Union africaine et hub de la compagnie Ethiopian Airlines, renforce la présence d’Air Algérie en Afrique de l’Est. Cette route s’inscrit dans une logique de coopération intra-africaine, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Des responsables du ministère des Transports ont souligné que cette liaison pourrait dynamiser les échanges économiques et culturels avec l’Éthiopie et les pays voisins.
Une stratégie alignée sur les priorités nationales
Le choix de ces destinations reflète également les priorités du gouvernement algérien en matière de diversification économique. Le ministre des Transports, Kamel Beljoud, a déclaré lors d’une conférence de presse que ces routes contribueraient à « positionner l’Algérie comme un carrefour aérien entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie ». Cette ambition s’accompagne d’investissements dans les infrastructures aéroportuaires, comme la modernisation des aéroports d’Alger, Oran et Constantine.
Défis logistiques et concurrence régionale
Un autre défi concerne la capacité opérationnelle. La compagnie doit gérer une flotte vieillissante sur certaines lignes moyen-courriers, tout en assurant la maintenance de ses nouveaux appareils. Des sources proches de la direction ont indiqué que des négociations étaient en cours avec des constructeurs comme Airbus et Boeing pour des commandes supplémentaires, afin de renouveler la flotte d’ici 2030.
Impact économique et perspectives
Pour les voyageurs algériens, ces nouvelles destinations offrent des alternatives aux traditionnels hubs européens comme Paris ou Istanbul. Un responsable d’une agence de voyages à Alger a confié que les réservations pour Kuala Lumpur et Budapest étaient déjà en hausse, avec une clientèle composée à la fois de touristes et de professionnels.
Air Algérie prévoit d’évaluer l’impact de ces liaisons d’ici la fin de l’année 2026, avant d’envisager de nouvelles expansions. Parmi les destinations potentielles figurent Hanoï, Jakarta ou encore Varsovie, selon des rumeurs au sein de la compagnie. Ces projets dépendront toutefois de la stabilité du marché aérien et de la capacité d’Air Algérie à maintenir sa compétitivité face à une concurrence accrue.