L’élimination de l’Algérie à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 a laissé un goût amer parmi les supporters, mais l’un des acteurs de cette campagne, Luca Zidane, a tenu à exprimer son attachement au pays. Dans une déclaration récente relayée par RMC Sport, le gardien franco-algérien, petit-fils de l’ancien international algérien Larbi Zidane, a évoqué sa « déception immense » tout en affirmant sa « fierté d’avoir porté le maillot » des Fennecs. Un message qui intervient dans un contexte marqué par des interrogations sur l’avenir de l’équipe nationale après cet échec.
Zidane, 27 ans, avait rejoint la sélection algérienne en 2025 après avoir obtenu la nationalité sportive, une décision saluée par la Fédération algérienne de football (FAF). Son arrivée avait suscité l’espoir d’un renfort pour le poste de gardien, où l’Algérie cherchait un successeur à Raïs M’Bolhi, dont la carrière internationale semblait toucher à sa fin. Pourtant, la CAN 2025, organisée en Égypte, s’est soldée par une élimination en phase de groupes, une performance en dessous des attentes pour une équipe qui visait le titre.
Un bilan contrasté pour le gardien
Cette déclaration intervient alors que la FAF n’a pas encore clarifié sa position sur l’avenir de Zidane en sélection. Le sélectionneur Djamel Belmadi, dont le contrat expire en 2026, pourrait être tenté de rajeunir l’effectif, notamment au poste de gardien. Des noms comme Anthony Mandrea (USM Alger) ou Alexandre Oukidja (FC Metz) circulent déjà comme possibles alternatives.
La FAF face à des choix difficiles
Ensuite, la question des naturalisations sportives refait surface. Luca Zidane n’est pas le seul joueur à avoir rejoint les Fennecs via cette voie : des joueurs comme Rayan Aït-Nouri (Wolverhampton) ou Adam Ounas (Lille) ont aussi choisi l’Algérie après avoir porté les couleurs des équipes de France jeunes. Si cette stratégie a permis de renforcer l’effectif, elle suscite des critiques chez certains puristes, qui estiment que la priorité devrait être donnée aux talents locaux.
Les supporters entre déception et attachement
Luca Zidane, malgré les critiques, bénéficie encore d’un capital sympathie. Son nom est associé à l’histoire du football algérien par son grand-père, Larbi Zidane, ancien joueur de l’USM Alger et de l’équipe nationale dans les années 1960. « Il a le football dans le sang, et il a choisi l’Algérie par passion, pas par opportunisme », a défendu l’ancien international Rabah Madjer dans une interview accordée à Afrik en 2024.
Quel avenir pour les Fennecs ?
Plusieurs pistes sont évoquées pour relancer l’équipe :
– Un nouveau sélectionneur : Des rumeurs mentionnent le nom de Nabil Neghiz, ancien adjoint de Belmadi, ou même celui de l’Espagnol Luis Enrique, libre après son départ du Paris Saint-Germain.
– Un recentrage sur les jeunes : La FAF pourrait miser sur des talents locaux comme Houssem Aouar (Lille) ou Farès Chaïbi (Eintracht Francfort), plutôt que sur des naturalisés.
– Une refonte du staff technique : Le départ de Madjid Bougherra, souvent critiqué pour ses choix tactiques, est évoqué.
Luca Zidane, lui, n’a pas encore annoncé s’il comptait poursuivre l’aventure avec les Fennecs. Son avenir dépendra à la fois de sa forme en club (il évolue actuellement au Rayo Vallecano en Liga espagnole) et des orientations de la FAF. Une chose est sûre : l’Algérie ne peut plus se permettre des échecs comme celui de la CAN 2025 si elle veut rester parmi les grandes nations du football africain.