L’Office national du pèlerinage et de la Omra (ONPO) a récemment publié une liste de neuf problèmes de santé pouvant empêcher les Algériens de participer au pèlerinage du Hadj en 2026. Selon Algerie360, cette mesure s’inscrit dans le cadre des protocoles sanitaires renforcés pour garantir la sécurité des fidèles et éviter les complications médicales pendant le rituel, qui attire chaque année des milliers de citoyens.
Des critères médicaux stricts pour un voyage exigeant
Parmi les autres critères d’exclusion figurent les maladies infectieuses contagieuses, comme la tuberculose active ou le VIH non traité, ainsi que les handicaps moteurs graves empêchant une mobilité autonome. Les femmes enceintes au-delà du sixième mois sont également concernées, en raison des risques accrus pour leur santé et celle du fœtus. Enfin, les personnes atteintes de diabète non équilibré ou d’insuffisance rénale avancée sont invitées à reporter leur projet de pèlerinage.
Un enjeu de santé publique et de responsabilité collective
Le Dr. Mohamed Benkhaled, responsable du pôle santé à l’ONPO, a souligné dans une déclaration à Algerie360 que ces mesures visent à « protéger les pèlerins tout en préservant la dignité du rituel ». Il a ajouté que les personnes exclues pour raisons médicales bénéficieraient d’un accompagnement pour reporter leur participation à une année ultérieure, une fois leur état de santé stabilisé.
Des défis logistiques et éthiques
Sur le plan éthique, cette décision suscite des débats. Certains imams et associations de malades estiment que ces restrictions pourraient priver des croyants de l’accomplissement d’un devoir religieux. Cheikh Ahmed Djeddi, membre du Haut Conseil islamique, a rappelé que « l’islam prône la miséricorde et l’adaptation aux capacités de chacun », tout en reconnaissant la nécessité de préserver la vie humaine.
Vers une approche préventive et inclusive
Cette approche préventive s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire les risques sanitaires lors des grands rassemblements religieux. En 2025, l’Algérie a déjà renforcé ses capacités médicales en Arabie saoudite en déployant des unités mobiles et en formant des équipes d’urgence. Ces dispositifs, combinés aux critères d’éligibilité, devraient permettre de limiter les incidents et d’assurer un Hadj plus sûr pour tous.
Un équilibre à trouver entre devoir religieux et sécurité
Dans les mois à venir, l’ONPO prévoit de publier des guides pratiques à destination des candidats, détaillant les étapes à suivre pour préparer leur voyage. Une campagne de communication sera également lancée pour rappeler l’importance d’une préparation médicale rigoureuse. Reste à voir comment ces mesures seront perçues par la population et si elles parviendront à réduire significativement les incidents lors du Hadj 2026.