Un père de quatre enfants, Mohamed Settouf, a frôlé l’expulsion malgré une offre d’emploi dans l’élevage. Son cas révèle les failles d’un système qui ignore le capital humain et économique des Algériens en France.
Un drame familial qui secoue la Corrèze
« Ils l’ont emmené devant ses enfants, traumatisés », témoigne Paulette Freytet, sa marraine au sein du collectif Corrèze Solidarité. L’intervention a provoqué une mobilisation immédiate. Le préfet a finalement autorisé sa libération quelques heures plus tard, mais le risque d’expulsion plane toujours.
Un secteur agricole en tension
En 2025, le secteur agricole français comptait 120 000 postes non pourvus, selon FranceAgriMer. Les Algériens, souvent formés aux métiers ruraux, pourraient combler ce vide. Pourtant, les OQTF ciblent systématiquement des profils comme celui de Settouf, sans évaluer leur utilité économique.
Un signal dangereux pour la diaspora entrepreneuriale
Les associations alertent sur un cercle vicieux. Les entrepreneurs algériens, souvent auto-entrepreneurs ou salariés dans des secteurs en tension, se retrouvent pris entre deux feux : l’administration française et les difficultés à régulariser leur situation. Pourtant, leur contribution économique est tangible. En 2024, les Algériens en France représentaient 1,5 milliard d’euros de pouvoir d’achat, selon l’INSEE.
À retenir pour les entrepreneurs
Sources
ObservAlgerie
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