Un partenariat stratégique pour réduire le retard numérique des TPE algériennes
La signature d’un accord-cadre entre Djezzy et l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA) marque un tournant dans la modernisation du tissu commercial algérien. Selon algerie-eco.com, ce partenariat vise à équiper et former les commerçants et artisans en solutions digitales, un secteur où près de 60 % des petites entreprises restent encore en dehors du numérique. Boumediene Senouci, Directeur général de Djezzy, a souligné que l’opérateur mobilise son expertise pour accélérer le programme national de transformation digitale, avec un focus sur l’inclusion financière.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large : l’Algérie compte 1,2 million de commerces et artisans, dont une majorité peine à adopter des outils basiques comme les paiements mobiles ou la gestion en ligne. L’UGCAA, qui représente ces acteurs, mise sur ce partenariat pour combler ce fossé. Issam Bedrissi, Secrétaire général de l’UGCAA, a confirmé que les premières actions cibleront les régions les moins connectées, où le taux d’équipement numérique reste inférieur à 20 %.
Comment ce partenariat va-t-il concrètement transformer le quotidien des entrepreneurs ?
Djezzy ne se contente pas d’offrir des forfaits mobiles ou des solutions SaaS. L’accord prévoit un accompagnement sur mesure : formations aux outils de paiement électronique (comme DjezzyPay), création de sites vitrines simplifiés, et même des modules de gestion comptable adaptés aux petites structures. Pour les artisans, cela pourrait signifier passer des transactions en cash à des ventes en ligne via des plateformes locales, avec un coût réduit de 30 à 40 % sur les commissions.
Un exemple concret : un boulanger à Oran pourrait désormais accepter les paiements via smartphone, éviter les pertes liées aux retraits de fonds, et même fidéliser sa clientèle avec des cartes de fidélité digitales. À l’échelle nationale, cela représente un potentiel de 500 millions de dirhams économisés par an en frais bancaires pour les commerçants, selon des estimations internes de Djezzy.
Un coup de pouce pour la diaspora algérienne qui veut investir localement
Pour les Algériens de la diaspora souhaitant créer ou investir dans des commerces en Algérie, ce partenariat ouvre des portes. Les solutions proposées par Djezzy et l’UGCAA permettent de démarrer une activité avec un risque limité : pas besoin d’infrastructure lourde pour vendre en ligne, et les coûts de transaction sont maîtrisés. Un jeune entrepreneur marocain ou français pourrait ainsi lancer une boutique de produits algériens importés via une plateforme digitale, en s’appuyant sur le réseau de distribution local déjà organisé par l’UGCAA.
Reste une question cruciale : comment éviter que ces outils ne deviennent un nouveau fardeau pour les commerçants ? L’UGCAA insiste sur un critère clé : l’ergonomie et le coût. Les formations seront gratuites, et les abonnements aux solutions digitales seront plafonnés à 5 000 DA par mois pour les petites structures. Un plafond bien en dessous des offres classiques du marché, qui peuvent dépasser 20 000 DA pour des services similaires.
À retenir pour les entrepreneurs
Ce partenariat est une opportunité pour les commerçants de réduire leurs coûts, élargir leur clientèle et se professionnaliser sans investissement lourd. Pour les porteurs de projet, cela signifie que les barrières à l’entrée pour une activité digitale en Algérie viennent de baisser. Enfin, les solutions proposées sont compatibles avec les attentes des consommateurs algériens, de plus en plus habitués aux paiements mobiles et aux achats en ligne.
Sources
algerie-eco.com
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