Le Sénégal mise sur la lecture pour réduire l’exclusion. Une stratégie qui pourrait inspirer les entrepreneurs algériens et la diaspora, où l’accès à l’éducation reste un frein au développement des affaires.
Un mois dédié pour briser le cercle de la pauvreté
Pourquoi cette méthode ? Parce qu’un adulte analphabète a 3 fois moins de chances de créer une entreprise viable. Au Sénégal, 42 % des femmes en âge de travailler ne savent ni lire ni écrire. Un taux qui limite leur accès aux microcrédits, aux formations professionnelles et aux marchés.
Lire pour entrepreneurs : un levier sous-estimé en Algérie
Pour un entrepreneur algérien, cela se traduit par :
– Moins de clients : 70 % des achats en ligne en Algérie dépendent de la maîtrise du numérique, une compétence liée à la lecture.
– Moins de partenaires : Les contrats, les appels d’offres et les échanges commerciaux exigent une compréhension écrite.
– Moins de financements : Les banques et fonds d’investissement exigent des business plans détaillés, inaccessibles sans littératie.
La diaspora algérienne : un vivier à mobiliser
Dakar montre que des programmes ciblés, comme des ateliers de lecture adaptés aux besoins professionnels, peuvent former des porteurs de projets. Par exemple :
– Lire pour négocier : Comprendre un contrat ou un email en anglais ou en français devient crucial pour signer des partenariats.
– Lire pour innover : 80 % des startups sénégalaises citent la recherche documentaire (articles, brevets) comme étape clé de leur développement.
– Lire pour vendre : Les réseaux sociaux et le marketing digital reposent sur une maîtrise de l’écrit, même basique.
Un modèle à adapter : les clés pour l’Algérie
En Algérie, des initiatives existent, comme les Médiathèques entrepreneuriales de l’Agence Nationale pour le Développement des Compétences (ANDEC). Mais leur impact reste limité par un manque de coordination entre les acteurs. Une opportunité pour les associations de la diaspora, qui pourraient s’inspirer du modèle sénégalais pour créer des hubs de littératie économique.
Chiffres qui parlent : l’écart entre Dakar et Alger
Ces données montrent que même avec un taux d’illettrisme inférieur, l’Algérie pourrait gagner des parts de marché si elle investissait davantage dans la formation par la lecture.
Une question de survie pour les PME algériennes
Pour les entrepreneurs de la diaspora, le message est clair : revenir au pays avec un projet sans maîtriser les codes de l’écrit, c’est comme construire une maison sans fondations. Les programmes sénégalais prouvent qu’il suffit de cibler les besoins concrets (lire un contrat, comprendre un appel d’offres) pour transformer l’illettrisme en atout.
À retenir pour les entrepreneurs
L’illettrisme coûte cher aux affaires : en Algérie, une entreprise dirigée par une femme analphabète génère en moyenne 40 % de chiffre d’affaires en moins qu’une entreprise dirigée par une femme lettrée. Investir dans des formations ciblées, comme le fait Dakar, peut rapporter jusqu’à 5 fois plus en termes de créations d’emplois et de croissance. La lecture n’est pas qu’un outil pédagogique : c’est un levier économique à ne pas négliger.
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