Un taux de change qui bouge enfin
Pour les entrepreneurs et investisseurs, ce mouvement n’est pas anodin. Un dinar plus fort signifie des coûts d’importation réduits pour les entreprises qui dépendent des intrants étrangers. Mais surtout, cela envoie un signal : l’Algérie veut montrer qu’elle maîtrise (enfin) sa monnaie. Une condition sine qua non pour rassurer les investisseurs, surtout après des années de dépréciation chronique et de restrictions sur les changes.
Pourquoi cette fluctuation intéresse les créateurs d’entreprise
Exemple concret : Un entrepreneur marocain qui veut importer des machines pour une usine en Algérie voit son budget baisser si le dinar se renforce. À l’inverse, un exportateur vers l’Europe gagne en compétitivité si sa monnaie s’apprécie.
La diaspora algérienne, cible prioritaire du gouvernement
Chiffre clé : La diaspora algérienne représente plus de 5 millions de personnes, avec des communautés importantes en France, en Belgique et en Espagne. Si seulement 5% d’entre elles investissaient 10 000 euros dans des projets locaux, cela représenterait 250 millions d’euros – une manne pour un pays qui manque cruellement de capitaux.
Les secteurs qui profitent (ou souffrent) de cette tendance
À l’inverse, les secteurs dépendants des importations massives (comme l’automobile ou l’électroménager) peinent toujours à faire baisser leurs prix. Un dinar à 150 contre 1 euro reste un taux de change sous-évalué pour les standards internationaux, selon les économistes interrogés par El Watan.
Les risques : une stabilité fragile
Alerte : Un rapport de la Banque mondiale publié cette semaine souligne que les pays à monnaie instable voient leurs investissements directs étrangers (IDE) chuter de 30% en moyenne. L’Algérie, qui a reçu 1,2 milliard de dollars d’IDE en 2025 (contre 3 milliards en 2022), a tout intérêt à maintenir cette tendance.
Comment les entrepreneurs peuvent-ils en profiter dès maintenant ?
À retenir pour les entrepreneurs
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