Les mines encore actives découvertes près de la frontière marocaine, fermée depuis 1957, révèlent un danger oublié mais bien réel pour les investisseurs et la diaspora. Un héritage de la guerre qui pourrait coûter cher à l’économie algérienne.
Un champ de mines toujours mortel après 69 ans
Les zones concernées incluent des régions stratégiques comme Oujda ou Béchar, où des accords de coopération économique pourraient émerger malgré les tensions politiques. Un entrepreneur algérien basé à Tanger, qui demande l’anonymat, confirme : « Personne n’ose s’aventurer près de la frontière sans escorte militaire. Les coûts de sécurité grimpent, et les investissements se bloquent. »
Un frein aux projets économiques transfrontaliers
Un rapport de la Chambre de Commerce d’Alger (CCI) estime que la réouverture sécurisée de la frontière pourrait relancer un commerce frontalier de 1,2 milliard de dollars par an. Mais avec des mines encore actives, même une normalisation politique ne suffira pas. « Les investisseurs étrangers hésitent, explique un responsable de la CCI. Qui va financer un projet près d’une zone minée ? »
La diaspora prise en étau entre deux risques
Les autorités algériennes ont lancé un programme de déminage accéléré, mais les coûts sont élevés : plus de 50 millions de dollars rien que pour sécuriser 200 km de frontière, selon des sources du ministère de la Défense citées par El Watan. « Ce n’est pas qu’une question de sécurité nationale, c’est un obstacle économique, insiste un expert en logistique. Les corridors commerciaux avec l’Europe passent souvent par le Maroc. »
L’Algérie mise sur d’autres axes, mais à quel prix ?
Pour les entrepreneurs, cela signifie une dépendance accrue aux ports tunisiens ou aux routes terrestres vers la Libye, moins stables. « Les délais de livraison doublent, et les frais de transport explosent, déplore un exportateur de produits pharmaceutiques. Les marges se réduisent. »
Un héritage qui pèse sur l’avenir des affaires
Pour les startups algériennes qui visent l’export, ces obstacles sont un vrai casse-tête. « Beaucoup abandonnent avant même de tester le marché marocain, regrette une fondatrice de fintech. Pourtant, c’est un vivier de clients. »
À retenir pour les entrepreneurs
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