La rencontre entre François Hollande et Édouard Philippe à Sens cette semaine a rappelé un dossier sensible : l’accord franco-algérien de 1968 sur les hydrocarbures et les investissements. Un texte souvent cité mais rarement exploité à son plein potentiel par les entrepreneurs algériens. Pourtant, ses clauses pourraient ouvrir des opportunités concrètes pour les PME locales et la diaspora, à condition d’en comprendre les mécanismes.
Un accord oublié qui pèse encore sur l’économie algérienne
Pour les entrepreneurs, ce cadre juridique offre une sécurité juridique rare dans un contexte où les réformes économiques patinent. Par exemple, les clauses de stabilisation fiscale pourraient rassurer les investisseurs étrangers sur la pérennité de leurs projets. Pourtant, aucune campagne de sensibilisation n’a été lancée pour en informer les porteurs de projets locaux.
La diaspora algérienne, un acteur clé sous-estimé
Un exemple concret : les entrepreneurs algériens résidant en France pourraient bénéficier de régimes fiscaux avantageux pour rapatrier leurs fonds, sous conditions. Pourtant, aucune structure publique comme l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) ne promeut activement ces opportunités.
SONATRACH et les PME : un partenariat à développer
Un rapport récent de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alger (CCIA) souligne que seulement 15 % des appels d’offres de SONATRACH sont réservés aux PME locales. Un taux bien inférieur à celui observé dans les pays du Golfe, où les géants pétroliers imposent des quotas de 40 % pour les sous-traitants nationaux.
François Hollande relance le débat : et si l’Algérie agissait ?
Plusieurs pistes existent :
– Simplifier les procédures pour les investisseurs étrangers, notamment via des zones franches dédiées.
– Former les PME aux appels d’offres publics, comme le fait déjà l’Office National des Statistiques (ONS) pour les données économiques.
– Créer un guichet unique pour les Algériens de la diaspora souhaitant investir, inspiré du modèle marocain.
Un risque : la bureaucratie algérienne freine les initiatives
Pour les porteurs de projets, cela signifie perdre des contrats au profit de concurrents tunisiens ou marocains, mieux outillés pour répondre aux appels d’offres internationaux.
À retenir pour les entrepreneurs
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