Jérusalem 2026 : l’Algérie perd-elle sa bataille culturelle face au Ma

Jonny Greenwood et Dudu Tassa à Jérusalem : un coup médiatique qui ignore l’Algérie

Le choix de Jérusalem comme lieu n’est pas anodin. La ville, revendiquée par les deux pays, devient un terrain de rivalité soft power. Le Maroc, en normalisant ses relations avec Israël, mise sur une stratégie de diplomatie culturelle pour attirer des acteurs internationaux. L’Algérie, elle, reste en retrait, malgré des atouts comme le Festival national de musique algérienne ou les initiatives du ministère de la Culture.

Un festival qui coûte cher… et dont l’Algérie ne profite pas

Pour les entrepreneurs algériens, cette différence de moyens pose question. Comment attirer des investisseurs étrangers dans la culture algérienne si l’État ne soutient pas assez les événements locaux ? Le secteur touristique et événementiel en Algérie peine à décoller, avec seulement 3 millions de visiteurs étrangers en 2025 (contre 12 millions pour le Maroc). Un festival comme celui de Jérusalem, s’il était organisé à Alger, pourrait générer plus de 10 millions de dirhams en retombées économiques, selon des estimations de l’Office national du tourisme algérien (ONTA).

La diaspora algérienne, spectatrice ou actrice ?

Un exemple frappant : la Fondation Mohammed VI pour la paix, liée au Maroc, a investi plus de 2 millions d’euros dans des projets culturels à l’étranger en 2025. L’Algérie, elle, n’a pas d’équivalent structuré. Pourquoi la diaspora algérienne ne finance-t-elle pas plus d’événements culturels ? La réponse tient en partie à l’absence de mécanismes incitatifs. Contrairement au Maroc, qui offre des réductions d’impôts aux donateurs, l’Algérie ne propose rien de similaire.

Le risque économique d’un désengagement culturel

Pour les entrepreneurs algériens, cela signifie une opportunité manquée. Un festival international à Alger pourrait dynamiser des secteurs comme :
L’hôtellerie (besoin de 5 000 lits supplémentaires selon l’ONTA)
La restauration (+30 % de chiffre d’affaires pendant l’événement)
Les arts de la scène (demande en techniciens, scénographes)

Que fait l’Algérie pour rattraper son retard ?

Une piste pourrait venir des investisseurs privés. Des hommes d’affaires comme Issad Rebrab ou Ali Haddad pourraient s’engager dans des projets culturels à grande échelle, comme ils l’ont fait dans l’industrie ou les médias. Pourtant, aucun ne s’est encore positionné sur ce créneau.

À retenir pour les entrepreneurs

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