L’Algérie a récemment dévoilé son guide d’investissement dans l’hydrogène vert, un virage stratégique qui pourrait attirer plus de 10 milliards de dollars d’investissements étrangers d’ici 2030. Un signal clair pour les entrepreneurs algériens de la diaspora et les industriels internationaux : le pays ouvre une fenêtre historique pour participer à une révolution énergétique, avec des incitations fiscales et un cadre juridique enfin stabilisé.
Un marché à conquérir : l’hydrogène vert, nouvelle mine d’or algérienne
Le guide publié récemment par les autorités précise les zones prioritaires : les wilayas de Béchar, Adrar et Illizi, où le soleil brille plus de 3 500 heures par an. Les entrepreneurs étrangers pourront bénéficier d’un régime fiscal avantageux, avec une exonération partielle de taxes pendant 10 à 15 ans, ainsi que des garanties sur les prix de rachat de l’électricité produite.
La diaspora algérienne, cible privilégiée des investissements
Un exemple concret : un entrepreneur franco-algérien basé à Paris a déjà déposé un dossier pour un projet de ferme solaire-hydrogène dans le Sud algérien. Son atout ? Une expertise acquise en Europe, couplée à des coûts de production 20% moins chers qu’en France. « L’Algérie offre aujourd’hui un cadre plus stable que beaucoup de pays africains », explique-t-il sous couvert d’anonymat.
Les obstacles à lever : bureaucratie et accès aux financements
Autre écueil : l’accès au financement. Les banques algériennes, encore prudentes, exigent souvent des garanties supplémentaires pour les projets innovants. Pourtant, des solutions émergent. La SONATRACH et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) ont lancé un fonds dédié de 500 millions de dollars pour cofinancer les projets d’hydrogène vert.
Le Japon et l’Europe en première ligne : une concurrence à surveiller
Pour les entrepreneurs algériens, cela signifie une course contre la montre. Ceux qui agissent vite pourront sécuriser des partenariats locaux avant l’arrivée des géants industriels. Une opportunité rare dans un pays où les délais de décision ont souvent freiné les investissements étrangers.
Comment se positionner ? Trois leviers pour réussir
2. Cibler les niches porteuses
L’hydrogène vert ne se limite pas à la production. Les secteurs de l’agroalimentaire (fertilisants verts), des transports (bus à hydrogène) et de l’industrie (acier vert) recrutent. Un exemple : une PME algérienne basée à Lyon a déposé un brevet pour un procédé de désalinisation de l’eau par hydrogène, une technologie recherchée en Algérie.
3. Utiliser les outils financiers existants
La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) proposent des prêts à taux zéro pour les projets verts. Les entrepreneurs peuvent aussi solliciter des subventions européennes via le Fonds européen pour le développement durable (FED).
À retenir pour les entrepreneurs
L’Algérie offre aujourd’hui les coûts énergétiques les plus bas du monde pour produire de l’hydrogène vert, avec un cadre juridique enfin clair. Les premiers à investir sécuriseront des partenariats exclusifs et bénéficieront d’une main-d’œuvre qualifiée à moindre coût. La clé ? Agir vite, cibler les zones ensoleillées et s’appuyer sur les réseaux de la diaspora pour contourner la bureaucratie.
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