Le premier projet de métro construit par une entreprise chinoise en Algérie a été officiellement lancé récemment, marquant une étape clé dans la modernisation des infrastructures urbaines du pays. Selon le site Le Courrier du Vietnam, ce projet, mené par le groupe China Railway Construction Corporation (CRCC), concerne la ligne 2 du métro d’Alger, qui reliera la station Tafourah-Grande Poste à la commune de Bab Ezzouar. Une extension de 9,5 kilomètres, avec six nouvelles stations, qui devrait désenclaver des zones économiques stratégiques comme le pôle universitaire et le centre d’affaires de Bab Ezzouar.
Ce chantier, d’un coût estimé à 1,2 milliard de dollars, s’inscrit dans le cadre du plan quinquennal 2020-2024 du gouvernement algérien, qui prévoit un investissement global de 20 milliards de dollars dans les transports. Pour les entrepreneurs locaux, ce projet représente bien plus qu’une simple infrastructure : il ouvre des opportunités concrètes dans les secteurs du BTP, des services et de l’immobilier. La CRCC, déjà impliquée dans la construction du métro d’Alger depuis 2011, a annoncé que 30 % des travaux seraient sous-traités à des entreprises algériennes, conformément aux clauses de partenariat public-privé (PPP) en vigueur.
Un levier pour les PME et les startups
Les entrepreneurs locaux pourraient aussi bénéficier de la demande accrue en solutions technologiques. La Société du Métro d’Alger (SMA) a indiqué que la nouvelle ligne intégrera des systèmes de paiement électronique et de gestion intelligente des flux, une aubaine pour les startups spécialisées dans les fintechs ou les smart cities. « Les appels d’offres pour les équipements connectés et les services numériques vont se multiplier », confirme un responsable de la SMA, cité par El Watan.
Des défis logistiques et financiers
Autre enjeu : la coordination entre les différents acteurs. Le projet implique plusieurs ministères (Transports, Intérieur, Finances) ainsi que des collectivités locales, ce qui peut ralentir les prises de décision. « Les entrepreneurs doivent anticiper les retards administratifs et prévoir des clauses contractuelles flexibles », recommande un avocat spécialisé en droit des affaires, contacté par TSA.
La diaspora algérienne, un relais d'investissement
Les entrepreneurs de la diaspora pourraient aussi jouer un rôle dans le transfert de technologies. Plusieurs startups algériennes en France, spécialisées dans les solutions urbaines intelligentes, ont déjà manifesté leur intérêt pour collaborer avec la SMA. « Nous avons des compétences en gestion de données et en mobilité durable, qui pourraient être utiles pour optimiser le réseau », explique le fondateur d’une startup parisienne, interrogé par Maghreb Emergent.
Un modèle à reproduire ?
Cependant, les entrepreneurs devront veiller à ce que ces grands chantiers ne marginalisent pas les acteurs locaux. « Il faut éviter que les entreprises étrangères ne monopolisent les segments les plus rentables, comme la maintenance ou les services annexes », souligne un responsable de la Confédération algérienne du patronat (CAP).
À retenir pour les entrepreneurs
Ce projet de métro ouvre des marchés dans le BTP, les services et les technologies urbaines, avec des sous-traitances réservées aux entreprises algériennes. Les PME doivent se préparer aux appels d’offres exigeants et aux délais administratifs. Pour la diaspora, c’est une opportunité d’investir dans l’immobilier locatif ou les solutions smart city, avec un potentiel de rendement accru dans les zones desservies.
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