Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Zerrouki, a récemment supervisé une visite d’inspection à l’École nationale supérieure des technologies industrielles et de la chimie des polymères (ENSTICP), à l’occasion de la rentrée universitaire 2025-2026. Selon elmawkie.dz, cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la qualité de la formation technique et scientifique en Algérie, un enjeu clé pour les entrepreneurs et les créateurs d’entreprise du pays.
L’ENSTICP, basée à Alger, est l’une des institutions phares dans la formation d’ingénieurs spécialisés en chimie industrielle et en technologies des polymères. Ces domaines sont stratégiques pour l’économie algérienne, notamment dans les secteurs de la pétrochimie, des matériaux de construction et de l’agroalimentaire. La visite de Zerrouki met en lumière l’importance accordée à ces filières, qui pourraient jouer un rôle central dans la diversification économique du pays, un objectif récurrent des plans de développement nationaux.
Pour les entrepreneurs algériens, cette inspection ministérielle est un signal. Elle confirme que les pouvoirs publics misent sur des compétences locales pour réduire la dépendance aux importations et stimuler l’innovation industrielle. Les diplômés de l’ENSTICP sont souvent recrutés par des entreprises publiques comme Sonatrach ou des groupes privés actifs dans la transformation des matières premières. Leur expertise est aussi recherchée par les startups spécialisées dans les matériaux durables ou les énergies renouvelables, deux secteurs en croissance.
La diaspora algérienne, quant à elle, pourrait voir dans cette initiative une opportunité de collaboration. Les ingénieurs formés à l’ENSTICP pourraient bénéficier de partenariats avec des entreprises étrangères dirigées par des Algériens de l’étranger, notamment dans les domaines de la R&D ou de l’export. Des programmes d’échanges ou de mentorat, déjà existants dans d’autres pays, pourraient être étendus à cette école, renforçant ainsi les liens entre la formation locale et les réseaux économiques internationaux.
Un autre aspect à souligner est l’accent mis sur l’adéquation entre les formations et les besoins du marché. Zerrouki a probablement évalué les infrastructures, les programmes pédagogiques et les partenariats avec les entreprises lors de sa visite. Pour les créateurs d’entreprise, cela signifie que les futurs diplômés de l’ENSTICP pourraient être mieux préparés aux réalités du secteur privé, avec des compétences adaptées aux défis technologiques actuels. Cela pourrait aussi faciliter l’accès à une main-d’œuvre qualifiée, un atout pour les PME algériennes qui peinent parfois à recruter des profils techniques pointus.
Enfin, cette visite s’inscrit dans un contexte plus large de réforme de l’enseignement supérieur en Algérie. Depuis plusieurs années, le gouvernement cherche à moderniser les cursus et à encourager l’entrepreneuriat étudiant. Des incubateurs et des espaces de coworking ont été créés dans certaines universités, et des dispositifs comme l’ANSEJ (Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes) soutiennent les projets innovants. L’ENSTICP, avec son focus sur les technologies industrielles, pourrait devenir un vivier pour les startups technologiques, un secteur encore sous-exploité en Algérie.
À retenir pour les entrepreneurs
La visite de Kamel Zerrouki à l’ENSTICP confirme l’importance des filières techniques pour l’économie algérienne. Les entrepreneurs peuvent y voir une opportunité de recruter des profils qualifiés et de collaborer avec une institution clé pour l’innovation industrielle. La diaspora, quant à elle, pourrait explorer des partenariats pour renforcer les échanges technologiques et économiques.
💡 Vous créez votre entreprise en Algérie ? GlobalStart vous accompagne pas à pas : démarches, coûts réels, statuts juridiques (SARL, EURL, SPA) et immatriculation CNRC.